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Macron répond à la colère des gilets jaunes. Que des paroles…

Rien pour faire en sorte que la transition écologique, qui coûte cher, se fasse autrement que sur le dos du peuple.

Rien ne montre que Macron a décidé d’y mettre le prix. Pas d’évolution sur le fait que seuls 7,3 des 33 milliards d'euros collectés par la taxe carbone vont à cette transition. Rien pour taxer le kérosène, les autoroutes, les navires…

La logique est toujours la même, les petits payent pour les gros, le peuple pour la classe qui est celle de Macron : celles des patrons.

Le discours n’a rien changé

Même si le président des riches admet que quand les gilets jaunes disent que « ce sont toujours les mêmes qui font des efforts, ils ont raison ». Il reconnaît qu’ils ont été contraints à vivre en périphérie, à acheter une voiture faute de pouvoir vivre où ils travaillaient, à prendre un diesel à défaut de payer une essence. « Ce ne sont pas les auteurs de tout cela mais en sont les premières victimes ».

Celui qui a pu traiter les Français de « gaulois réfractaires », d’« illettrés », de « fainéants » ou de « gens qui ne sont rien », a opéré hier un virage à 180 degrés. Dans un effort visible pour se contenir, Macron a affirmé que « chaque citoyen est nécessaire et aucun ne doit être méprisé ». Ce qui « suppose respect et décence commune »… Et tout cela pour que rien ne change.

Si Macron dit vouloir « entendre la juste part de cette colère qui vient de loin », c’est aussi pour y puiser a confirmation de sa politique. Un salaire qui permet de vivre ? « Ce que nous faisons avec les baisses de cotisations, même si cela ne va pas assez vite. » Un besoin de protection ? La preuve qu’il faut « un nouveau contrat social », chantier qu’il a déjà largement entamé comme une casse de l’ensemble du service public.

Mais à « la France qui a peur des changements », il promet : « Les changements à venir ne se feront pas malgré elle, ni sans elle. »

Les communistes, quant à eux, par la voie de Fabien Roussel, le tout nouveau secrétaire national PCF, appellent à apporter des réponses claires aux souffrances. « Ce dont à besoin le pays, ce n'est pas de la pédagogie mais de mesures claires et ambitieuses pour le pouvoir d'achat et la justice sociale. » Ils lancent un appel aux gilets jaunes : « rencontrons-nous, discutons, convergeons » et construisons un front uni avec les syndicats.

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