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L’édito du TC par Roger Rio. Les bouffons du roi

Plusieurs chaînes de télévision en continu se sont plaintes d’agressions envers leurs équipes lors des dernières manifestations de gilets jaunes. Il est vrai qu’il est inadmissible de s’en prendre à des salariés qui, somme toute, ne font que leur travail. Il est vrai qu’ils le font le plus souvent avec honnêteté et professionnalisme. Mais voilà, les présentateurs vedettes de ces chaines, comme les éditorialistes de la presse écrite, utilisent souvent ces reportages pour leur faire dire l’inverse de ce qui a été tourné. C’est de notoriété publique que les interviews des protagonistes sont systématiquement découpées pour rendre inaudible celui qu’on interroge. Cela porte un nom : manipulation.

Déjà lors du conflit des cheminots, on avait pu voir avec quelle perversité certains avaient dressé le public contre les salariés en lutte pour la sauvegarde d’un réseau ferroviaire aujourd’hui aux trois quarts détruit. Se faisant l’écho de la propagande gouvernementale, certains présentateurs et éditorialistes ont développé un discours sur l’égoïsme des agents de la SNCF et de la « prise en otage » des pauvres salariés privés de transport. La crise actuelle des taxes sur les carburants éclaire singulièrement sur les mensonges déversés alors par la presse aux ordres, car les cheminots se battaient aussi et surtout pour l’avenir du rail dans notre pays, comme alternative au tout routier.

La liberté de la presse est un droit fondamental qui ne saurait subir la moindre altération. Mais la liberté de la presse doit s’accompagner d’une déontologie professionnelle qui ne peut souffrir le moindre marchandage. Car c’est bien ce à quoi on assiste, à la marchandisation de l’information. Les principaux titres de la presse écrite, les principales chaînes de télévisions privées sont aux mains de neuf milliardaires, tous très proches de l’Élysée. Et que dire de la télévision publique, financée par nos deniers, et qui déverse à chaque journal télévisé la propagande élaborée par les conseillers du souverain, l’argent faisant le reste. Les présentateurs vedettes, les grands éditorialistes n’émargent pas au smic ou aux minables salaires des pigistes. Ils sont grassement payés pour défendre le roi et sa cour. C’est la République des « petits marquis », méprisant la « piétaille » et s’autocongratulant. Joseph Goebbels a dit, « plus le mensonge est gros, plus il est facile à faire avaler ». Ce triste sire a, semble-t-il, fait des émules chez nous !

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