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Scandale du SMIC. 100 euros payé par le peuple

Les toutes petites miettes lancées par le président Macron aux gilets jaunes, ne font pas illusion. La hausse du Smic va être financée par des allégements de cotisations sociales et par le budget de l’État, donc par nos impôts.

Le président des riches continue de creuser son sillon, refusant de prendre l’argent au capital, il le prend au travail et veut mettre par dessus tête le modèle social en imposant sa « révolution » ultra-libérale.

Les riches peuvent lui dire merci.

La hausse annoncée de 100 euros du Smic n’est donc qu’une entourloupe. Cette augmentation de salaire sera financée par les salariés eux-mêmes via une baisse de leur salaire brut ! Augmenter les salaires nets en cassant la protection sociale est une demande ancienne du patronat.

Entourloupe aussi pour le pouvoir d’achat des retraités avec la hausse de la CSG annulée pour ceux ayant une pension de moins de 2.000 euros. En réalité ce sont les retraités seuls qui sont concernés car ceux en couples, précise le lendemain Benjamin Grivaux, le porte-parole du gouvernement, devront toucher moins de 33. 000 euros à deux annuellement… soit 1. 375 euros chacun mensuellement. Ce geste devient donc très limité car le gouvernement a déjà exempté les retraités touchant jusqu’à 1 .200 euros par mois de la hausse de 1,7  point de CSG.  De plus, Macron n’est pas revenu sur la désindexation des pensions. Quand on voit le coût de la vie qui s’envole, les retraités vont encore perdre en pouvoir d’achat .

On peut donc douter que ces faux-semblant vont calmer la colère des gilets jaunes.

On est ici à mille lieues d’un virage social avec des mesures assurant, le partage des richesses. Les salaires vont rester au plancher tandis que les cadeaux fiscaux aux plus riches ne sont pas remis en question.

Aucun recul sur l’impôt sur la fortune, sur le CICE, pérennisé en suppressions de cotisations pour les entreprises : des milliards confisqués à la collectivité sans aucune contrepartie en matière de création d’emplois.

Les gilets jaunes réclamaient de la justice sociale et fiscale. Ils n’ont ni l’un ni l’autre.

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