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15 décembre 1941 - 15 décembre 2018

Il y a 77 ans, à la forteresse du Mont-Valérien,  75 otages sont fusillés. Parmi eux, Gabriel Péri, député communiste de 1932 à 1939, journaliste à l'Humanité, résistant.

Il a notamment écrit dans la clandestinité, au début de l'année 1941, un très beau texte qui ne sera publié qu'après sa mort. « NON, le nazisme, ce n'est pas le socialisme », dans lequel il dénonce avec fougue et lucidité le régime en place et la manière dont l'extrême droite, en apprenant le terme de « socialisme », prétend libérer le peuple et mettre fin à un capitalisme dont elle ne fait que servir les aspects les plus régressifs et les plus criminels.

Paul Eluard lui a rendu hommage par un très beau poème, que voici :

« Un homme est mort qui n'avait pour défense que ses bras ouvert à la vie.
Un homme est mort qui n'avait d'autre route que celle où l'on hait les fusils.
Un homme est mort qui continu la lutte, contre la mort contre l’oubli.
Car tout ce qu'il voulait, nous le voulions aussi. Nous le voulons aujourd’hui.
Que le bonheur soit la lumière, au fond des yeux au fond du cœur, et la justice sur la terre.
Il y a des mots qui font vivre, et ce sont des mots innocents. Le mot chaleur, le mot confiance. Amour, ,justice et le mot liberté.
Le mot enfant et le mot gentillesse. Et certains noms de fleurs et certains nom de fruits.
Le mot courage. Et certains noms de pays de villages. Et certains noms de femmes et d’amis. Ajoutons-y Péri.
Péri est mort pour ce qui nous fait vivre. Tutoyons-le sa poitrine est trouée. Mais grâce à lui nous nous connaissons mieux.
Tutoyons-nous son espoir est vivant. »

Gabriel Péri figure majeure du PCF et du journal l'Humanité, est fusillé par les nazis au Mont Valérien le 15 décembre 1941.

Dans sa dernière lettre, il laisse ces mots : « Que mes amis sachent que je suis resté fidèle à l'idéal de ma vie, que mes compatriotes sachent que je vais mourir pour que vive la France. Je fais une dernière fois mon examen de conscience, il est très positif. J'irais dans la même voie si j'avais j'avais à recommencer ma vie. J'ai souvent pensé, cette nuit, à ce que mon cher Paul Vaillant-Couturier disait avec tant de raison, que le communisme était la jeunesse du monde et qu'il préparait des lendemain qui chantent. Je vais préparer tout à l'heure des lendemains qui chantent ».

Histoire des Luttes

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