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Des mouvements qui portent loin

En cette nouvelle année, nous adressons à chacune et chacun d’entre vous, ainsi qu’à vos familles et vos proches, nos souhaits de santé et de bonheur.

Les combats entamés en 2018 sont autant de vœux pour que chaque individu, chaque famille populaire puisse mieux vivre, loin de l’insécurité de vie, loin des divisions entre nations avec leurs lots de guerres potentielles sur fond de nationalismes montants, loin des menaces climatiques. Les grands mouvements de l’année écoulée ont été portés par les femmes en lutte pour le respect, l’émancipation et l’égalité, par les actions contre l’austérité et pour le pouvoir d’achat et la justice ou encore pour l’environnement.

Justice sociale et justice climatique, paix et désarmement marchent d’un même pas pour sauver l’Humanité du désastre. De partout, les peuples aspirent à briser le prétendu « cercle de la raison » imposé par une oligarchie composée d’un petit pour cent de ceux qui peuplent la planète. De partout retentit l’appel strident des citoyens à prendre leur destin en main, pour une nouvelle démocratie. De partout retentit l’exigence de différentes catégories sociales pour que leur travail soit reconnu et correctement rémunéré. De l’usine à l’hôpital, de l’école à l’exploitation agricole, de La Poste à la commune, des secteurs de l’énergie à ceux des transports, de la recherche à la banque, les salariés veulent participer aux choix des entreprises et des services.

L’idée progresse que l’infime minorité qui accapare les bénéfices et la rente est aussi celle qui donne beaucoup d’argent pour financer les campagnes électorales des candidats jugés les plus sûrs pour et par le système capitaliste. Dans ces conditions la façade de démocratie actuelle se lézarde ; la confiance envers les partis politiques s’évapore dans la défiance, l’abstention et le rejet. La collusion de la finance, des gouvernants et de l’Etat éclate au grand jour. Le rôle de ce dernier pour redistribuer les richesses et garantir la justice s’estompe d’autant plus vite qu’il se préoccupe en priorité des profits, des dividendes et des actionnaires. D’un même mouvement l’extorsion de la plus-value du travail est encouragée par le refus de revaloriser le salaire minimum, et des garanties sont accordées aux profits financiers par abaissement des impôts sur le capital, par le libre cours laissé aux marchés financiers, tandis que le crédit bancaire régulé grâce à un secteur bancaire public est affaibli. C’est cette logique qui est puissamment contestée aujourd’hui.

Les mouvements d’opposition aux contre-lois travail, pour sauvegarder la SNCF, les luttes dans les EHPAD et la santé, celles des gardiens de prison, des caissières de supermarchés, des ouvriers d’Ascoval ou de Ford, les actions des élus locaux et les mouvements des gilets jaunes ne sont pas de simples spasmes de mécontentement. Ce qui se manifeste est un refus politique du système. Certes, les défenseurs de l’ordre établi, à commencer par le Président de la République, vont chercher à assoir leur domination en assénant que leur jungle vaut mieux que la barbarie brune. Celle-ci sert d’ailleurs, dans tous les pays européens et ailleurs, de solide béquille au capital. Les gilets jaunes comme tous les mécontents n’ont donc aucun intérêt à se colorer en bleu marine. C’est ensemble qu’il faut rechercher sans attendre les voies d’une société de justice, d’une démocratie réelle, de partage, de construction commune, d’émancipation, de liberté, d’écologie. Ce que nous nommons du mot de communisme, d’autres d’humanisme ou d’émancipation humaine, à construire ensemble par-delà les histoires et les opinions. L’Humanité Dimanche, magazine des alternatives, veut être encore mieux à votre service pour construire l’unité populaire pour changer de société. Bonne année !

Patrick Le Hyaric (l’HD, le 3 janvier 2019)

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