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Rémunérations des cabinets ministériels du gouvernement Philippe

« L'explosion des rémunérations des cabinets ministériels du gouvernement Philippe ne fait que reproduire un système mis en œuvre par les ainés du gouvernement, à commencer par Emmanuel Macron ».

Benjamin Griveaux, lorsqu'il était conseiller ministériel, touchait plus de 10.000 euros par mois au cabinet de la « socialiste » Marissol Touraine pour du « conseil politique ». Cela ne suffisait pas, il partit vendre son « influence » à Unibail (« influence », terme que l'élite utilise pour corruption) pour 17.000 euros par mois. Sa mission ? « S'assurer que personne au ministère des finances ne propose d'abolir une niche fiscale favorable à l’entreprise ». Ses moyens ? Les réseaux que l'État lui avait confié.

Nous étions en 2014

Entre-temps, il octroyait à son ex-futur ami Attal, 23 ans, aucune expérience professionnelle ni diplôme du supérieur au compteur, un salaire de 6.000 euros par mois dans le même cabinet, où il le chargeait  de recruter des chargés de misions et parlementaires socialistes qui serviraient à faire en sous-main la campagne de Macron. Attal était, théoriquement, rémunéré pour servir l'État par le ministère de la santé et des affaires sociales. Il avait  pour cela voitures de fonction, secrétaires et chefs cuisiniers à disposition. Il mettait ces moyens au service de son ambition.

Au même moment, le cabinet Macron explosait les limites imposées par François Hollande en terme de conseillers. Il n'en comptait pas moins de...six en communication. Stéphane Séjourné, ancien lobbyste, compagnon de Gabriel Attal, propulsé chez Macron après avoir été recruté chez Huchon, et Ismaël Émilien, ancien d'Havas dont la femme y travaillait et qui ferait attribuer des contrats sans appel d'offre à la multinationale pour des montants supérieurs à 300.000 euros, sur les fonds de communication du ministère, y organisaient des évènements pléthoriques avec les moyens de l'État pour préparer la campagne d'Emmanuel Macron, séduisaient les parlementaires, bref, préparaient eux aussi au détriment du bien commun l'ascensions de leur chef.

Gabriel Attal, 29 ans est devenu député, porte-parole du parti puis ministre grâce au soutien de Stéphane Séjourné, qui dirigeait effectivement, le comité d'investitures d'En Marche et s'occupait des nominations su groupe LREM à l'Assemblée. Séjourné qui à masqué sa relation et les renvois d'ascenseur qu'il mettait en place avec Attal sous le prétexte commode de l'impossible outing, alors  qu'ils étaient pacsés à été nommé à l'Élysée conseiller politique, tandis Ismaël y a recruté Ludovic Ker, lui-même en charge du recrutement d'Alexandre Benalla, en charge de la mise en place d'une « garde prétorienne » que les menus excès de ce dernier ont fait tomber était nommé conseiller spécial. Toujours rémunérés aux frais de l’État.

Griveaux est lui devenu ministre et porte parole du gouvernement, avant de faire exploser  ses dépenses en cabinet. Tous ont trahi leurs familles politiques d'origine, mais aussi leurs fonctions et cet État qui les a rémunérés et propulsés aux plus hautes responsabilités. Alors faut-il vraiment se montrer surpris que le système qui les a propulsés se remette en place maintenant qu'ils sont au pouvoir, qu'ils octroient des salaires délirants à leurs propres conseillers après s'être-eux mêmes servis ?

Faut-il s'étonner que Latta et Griveaux, aux poches bien remplies, soient devenus respectivement le plus jeune ministre de la Ve République et (croit-il), le futur Maire de Paris, le tout  sans n'avoir rien démontré ni fait de leur vie, en faisant appel aux services de Mimi via Ramzy Khironn, dirigeant de facto de Lagardère Active (et donc patron de facto de Paris Match) pour péopolisation ? Faut-il s'étonner qu'ils l'aient fait après que leur « boss », Emmanuel Macron, ait recruté la « papesse du people » sur recommandation de Xavier Niel, son « ami », qui avait lui-même rencontré et utilisé Mimi Marchand alors qu'ils sortaient tous deux de prison, et qui depuis  sert et dessert ses amis et ennemis, effaçant les informations qui pourraient les gêner, propulsant les politiques qui  pourraient l’aider ? Ce même Xavier Niel dont la fortune dépends de la régulation de l'État, qui, en lui retirant des licences, pourrait le réduire à néant comme il  l'a rendu milliardaire ? Ce même Xavier Niel qui a investi dans tous les médias parisiens non détenus par les oligarques jusqu'alors, de Médiapart à le Monde en passant par l’Obs ? Pour « qu'on ne le fasse pas chier » (dixit), et pour avec l'aide de son homme de main Louis Dreyfus, s'assurer que les « bons » journalistes seraient recrutés et promus, les autres virés ou inhibés. Ce même Xavier Niel qui, en janvier 2014, lors d'un déjeuner, annoncer  l'élection de Macron. Macron qui n'était alors que secrétaire général adjoint de l'Élysée, que personnes ne connaissait, et qui ferait bientôt les couvertures de tous les médias de Niel, comme il le ferait de tous ceux de Lagardère.

Faut-il s'étonner de la série d'articles publiés au cœur de l'été par Paris Match qui dressaient l'hagiographie d'Attal avant sa nomination au gouvernement ?

Que Bruno Jeudy, valet de tous les pouvoirs, ait ainsi répondu aux commandes de Kurann et Marchand ? Que Lagardère qui fut client de Macron cher Rotschild avant de devenir son « ami », là-aussi, propriétaire de Paris Match, l'ait autorisé ?

Tous ces gens remettent en place à leur échelle le système créé par leur aîné, qui consiste à piller les poches de l'État après avoir prétendu se mettre à son service. Rappelons que Macron cumulait les millions à Rochschild à à peine trente ans en y vendant réseaux et connaissances de l'ENA, l'IGF et la commission Attali. Réseaux et connaissance censés lui avoir été attribués pour servir l'État, et non pas se servir soi. Tous ces gens, par l'élection pensent avoir été sanctifiés, et par la complaisance que le petit Paris qui est au courant de toutes ces manœuvres, les voit et les couvre en direct leur a octroyé, légitimes pour à leur tour créer leurs réseaux d’affidés.

Voilà comme se constituent en France les « miracles » que la presse va bêtement relayer.

Voilà comment l'on se retrouve dirigés par des gommeux sans talents, exploitant et pillant les ressources de l'État au service de leur intérêt.

Voilà comment un pays s'effondre dans la médiocrité.

Spectateurs des mouvements des grands finançant leurs ascensions et subissant leurs coups et petits mots lorsqu'ils ont besoin de se défouler, il ne nous reste plus plus qu'à, ébahis par leur maîtrise, les féliciter.

Ces êtres ne sont pas corrompu. Ils sont la corruption.

José Alséda

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