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Venezuela. Réaction de Maduro à l'ingérence internationale

Le Président du Venezuela, Nicolas Maduro, a rejeté aujourd'hui les pressions et l'intimidation présentés par l'Union européenne qui a exigé que le gouvernement bolivarien organise des élections présidentielles dans les huit jours.

Nous n'acceptons l'ultimatum de personnes. C'est comme si je disais à l'UE : Je vous donne sept jours pour reconnaître la République de Catalogne, ou si nous n'allons pas agir. « La politique internationale, ne peut pas être basée sur la pression », a déclaré le chef de l'État lors d'un interview à l'émission espagnole Salvador, transmise par Astana 3.

Manduro a dénoncé que les actions du bloc européen répondent à la ligne d'ingérence promue par les autorités des États-Unis, dans le but d'exécuter un coup d'État dans le pays sud américain. Beaucoup de dirigeants européens qui finissent par obéir à la stratégie de Washington « se sont blessés et ont blessé le Venezuela », a souligné le dignitaire. A cet égard, décrit comme « faux » le chef du gouvernement  de l'Espagne, Pedro Sanchez qui a pris ses fonctions après la démission de Mariano Rajoy par une motion de censure.

Le président a expliqué que pour s'aligner sur la stratégie nord-américaine, l'UE a crée le 31 janvier dernier un groupe de contact international en raison de l'absence de consensus entre ses membres, afin de tabler une position sur la situation au Venezuela où le député de l'Assemblée nationale, Parlement en outrage depuis 2016, Juan Guaîdô, se proclame président avec le soutien de la Maison Blanche. De même, Manduro a affirmé que les actions interventionnistes menées par l'administration de Donald Trump répondent à une politique du XXe siècle d'imposition des coups d'État militaires. En se sens, ,il a donné l'exemple des guerres du Vietnam, du Cambodge ou de l'Irak, ainsi que du soit disant printemps arabe, qui a eu le soutien des États-Unis et s'est terminé par la destruction de nations comme la Libye.

Enfin de compte, ils veulent revenir à un vingtième siècle de coups d'État militaires, de gouvernement fantômes subordonnés à leurs commandants et de pillage de nos ressources naturelles. Et, c'est irréalisable. « Le XXIe siècle est avancé, l' Amérique latine et les Caraïbes ne pourront plus jamais être l'arrière cour des États-Unis », à dit M. Manduro. Malgré les agressions, le chef de l'État vénézuélien a réitéré sa volonté d'engager un dialogue avec Trump afin de rechercher une solution pacifique dans le pays. Nous croyons en la diplomatie, au dialogue, à la compréhension.

J'ai fait mille propositions privées et publiques pour parvenir à des relations de respect, mais la suprématie blanche qui régit la Maison Blanche « méprise absolument nos gouvernements et nos peuples », a déclaré le président. Cependant, à la position gouvernementale de l'UE et des États-Unis, Manduro a reconnu la solidarité des peuples de ces nations, qui sont en désaccord avec une éventuelle intervention armée.

Soyez assurés que la vague de conscience populaire et de solidarité aux États-Unis et dans l'Union européenne ne permettra pas à ces gouvernements suprémacistes d'attaquer le Venezuela a conclu Manduro.

José Alséda

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