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L’édito du TC par Jacques Pumaréda. Les antagonismes fondamentaux

La bourgeoisie a tremblé. Sire, est-ce une insurrection ? Une révolte ? Que veulent-ils, la destitution du Prince ? Un vent mauvais a soufflé dans les beaux quartiers. Le mouvement des gilets jaunes, durable, insaisissable, tenace malgré la répression, populaire malgré la malveillance des grands médias a provoqué un vent de panique dans la classe possédante. « Il faut savoir lâcher des grosses sommes, plutôt que de perdre l’essentiel » dit-on en haut lieu. Et les dix milliards sont arrivés. Dans les instants de cristallisation sociale, de lutte de classes sans fard, chacun doit choisir son camp. Les libéraux font bloc, et pendant que le Prince agite le hochet du grand débat, on fait donner la troupe et comme disait Alexis de Tocqueville en 1848 « le canon seul peut régler les questions du siècle ».

La République du centre est au fond du trou. Ce projet politique nait dans les années 80, porté par les évangélistes du social-libéralisme, marqué par le tournant de la rigueur en 83, la troisième voie de Tony Blair, Willam Clinton ou Gerhard Schröder, a relégué les classes populaires aux marges du jeu politique. Seulement voilà, les invisibles refont surface dans les ronds-points, ils ne s’en laissent pas compter et en plus, ils font de la politique. Ils sont bien sûr le reflet du brouillage idéologique poursuivi depuis des décennies par le bloc bourgeois. Après la chute du mur de Berlin, fini les antagonismes de classe, fini l’opposition droite gauche, fini capitalisme et socialisme, et vive les progressistes et les populistes. Les revendications de justice fiscale, d’augmentation du pouvoir d’achat, de refus de l’autoritarisme occupent bien le devant de la scène mais elles ne remettent pas en cause l’exploitation des salariés par le patronat ni la répartition fondamentale des revenus. Heureusement les mouvements apprennent en marchant, et à chaque étape ils lèvent les obstacles qu’ils n’avaient pas imaginé à l’étape précédente. La journée du 5 février a montré que les convergences avec les salariés organisés se mettent en place, un signe encourageant pour la suite du mouvement.

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