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L’argent d’abord et les libertés s’il en reste

Placés sous le contrôle de la justice pour violences, usurpations de fonctions…, Alexandre Benalla et son comparse Vincent Crase ont eu cure du respect de l’obligation judiciaire de ne pas dialoguer le temps de la procédure.

Le site d’information Médiapart s’en est fait l’écho. Alors qu’il n’y avait pas de plainte déposée et au mépris de la loi sur la protection des sources, deux procureurs, diligentés par Édouard Philippe, ont débarqué au siège de Médiapart pour y effectuer une perquisition au nom de « l’atteinte à la vie privée » et pour savoir qui avait vendu la mèche.

Le même jour, sur injonction de Macron et de son porte-flingue Castaner, les députés godillots de Lrem, associés à la droite de Wauqiez, ont voté la loi dite « anticasseurs ». Elle fait de tout participant réel ou supposé à une manifestation, un « casseur » potentiel et immédiatement justiciable. « C’est à la société de liberté que l’on s’attaque en restreignant le droit de manifester » a aussitôt déclaré l’avocat François Sureau, engagé dans la défense des libertés publiques. « C’est le citoyen qu’on intimide pas le délinquant » a-t-il précisé.

Des choix de classe

Au même moment, à Washington, Donald Trump appelait les militaires vénézuéliens à la sédition et au renversement du président Maduro  dont l’élection a pourtant été légitimée par les observateurs de l’ONU. Derrière Trump, le président Macron(*) a ajouté une couche en reconnaissant avec ses pairs de l’UE le président auto proclamé Juan Guaido. Soit dit en passant, celui ci, homme de droite, a fait savoir aux Américains qu’il ouvrira le pétrole vénézuélien aux investisseurs étrangers. Ceci expliquant cela !

Macron ne bouge pas face à la politique de tyrans comme celui d’Arabie saoudite, et même il le ménage. Imagine-t-on un gouvernant étranger intimant l’ordre au président français de plier bagages au vu des sondages indiquant que plus de 75% de la population française condamne sa politique, et que le pays est aux prises à un mouvement social inédit aux tournures parfois violentes ?

Macron et ses amis de l’UE ne disent mot sur l’Autriche qui, répondant aux demandes patronales, sous l’impulsion de la droite et de l’extrême-droite a rétabli la journée de 12 heures et la semaine de 60 heures.

Ils ne disent rien sur la Hongrie, entre les mains de Orban qui a fait voté une loi permettant le paiement différé de 3 ans de 400 heures supplémentaires. Les manifestations provoquées par cette dernière mesure ont été brutalement réprimées.

Manipulation de la justice, organisation de la violence lors des manifestations de gilets jaunes, atteinte aux libertés fondamentales, en France, coup d’état des grandes puissances capitalistes contre un président élu, surexploitation des travailleurs…

La démocratie se meurt, place à leurs choix de classe. L’argent d’abord !

(*) Macron a la mémoire sélective. Aux dernières présidentielles, malgré un fort taux d’abstention, Maduro a été élu avec un pourcentage de voix plus élevé que Macron.

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