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L’édito du TC par Roger Rio. Honteux !

Lors du rassemblement pacifique des Gilets jaunes à Nice, soutenus par des organisations progressistes et des partis politiques de gauche, une septuagénaire à été violemment projetée à terre. Les images la montrant à terre, la tête baignant dans son sang et enjambée par un « robocop » qui se désintéressait visiblement de son sort, a fait le tours des médias internationaux. Prétextant que la manifestation était interdite,le préfet des Alpes-Maritimes justifie, à cette seule raison, l’utilisation de la force contre des citoyens pacifiques qui ne présentaient aucun risque de violence. Il n’a eu aucun mot pour la victime, se contentant d’affirmer que la police n’était pas responsable de sa chute !

Il faut dire que cette attitude cynique et dépourvue d’empathie est en parfaite symbiose avec la tête de l’État. En effet, le président de la République avait tracé le chemin en déclarant, dès le dimanche soir, en marge de la visite du président chinois, Xi Jingping, « je souhaite d’abord qu’elle se rétablisse au plus vite et sorte rapidement de l’hôpital, et je souhaite la quiétude à sa famille », avant de développer : « Mais pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable. Je pense que quand on est fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits. » Ainsi nous voilà tous prévenus, contester le pouvoir absolu du monarque-président peut vous faire encourir de graves désagréments physiques. Ce ne sont pas les éborgnés et les estropiés de la répression qui nous diront le contraire.

Cette déclaration montre bien en quel mépris l’hôte de l’Elysée tient le peuple français. Niant les évidences, refusant d’entendre les souffrances de la population, il tente de rejeter, avec dédain, sur les citoyennes et les citoyens de ce pays, la responsabilité de l’enlisement de la crise sociale et politique que nous connaissons. Il cherche, par ses leçons de morale à « deux balles », à culpabiliser ceux qui lui demandent pacifiquement de changer sa politique. Mais il ne peut, ni ne veut entendre les Français, trop occupé qu’il est à engraisser la Bourse, en bon représentant du capital qu’il est, si besoin étant, par la force illégitime et la violence d’État.

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