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Européennes. Finir la campagne sur de bon rail pour la dernière ligne droite

La campagne électorale est entrain de prendre un tour singulier. Les enjeux sociaux, écologiques, économiques sont envoyés aux oubliettes. Macron et d’autres ont décidé qu’on voterait non pour un projet de vie commun, mais sur leur personne et contre X ou Y. Ils nous proposent en quelque sorte un nouveau tour des présidentielles de 2017.

En réalité, le 26 mai prochain, il s’agira d’élire des député-e-s européens qui auront à défendre et à promouvoir des choix fondamentaux déterminant nos vies quotidiennes. A cette date, les électeurs décideront si l’on reste dans le cadre d’une Europe libérale telle qu’on la subit ou si l’on concourt à son changement.

L’Europe est aux mains de la finance. Elle est le fruit inexorable du traité de Maastricht adopté en 1992. Sa règle est simple : imposer la concurrence libre et non faussée. Ce dogme libéral permet d’instaurer un grand marché et la libre circulation du capital, de mettre les salariés en concurrence les uns avec les autres dans seul le but de faire baisser le prix du travail.

Jamais les bénéfices des entreprises du CAC40, et en particulier ceux des multinationales, n’ont été aussi florissants. Dans la foulée, les dividendes pleuvent pour le plus grand bonheur des actionnaires rentiers. Comme ils en veulent toujours plus, les « gouvernants » de l’Europe ont entrepris de leur livrer sur un plateau tous les services publics dégageant des bénéfices ou étant susceptibles d’en produire.

En tête des tenants de cette Europe, on trouve le tandem Macron-Loiseau. Marine Le Pen se contente de prétendre que son représentant est le candidat anti Macron et que les immigrés sont la cause de tous les maux de la France. Si les ouvriers et les employés connaissaient son programme, ils s’élèveraient contre celui-ci. Rappelons qu’en Autriche où l’extrême droite est au pouvoir, la journée de travail de 12 heures a été rétablie et qu’en Hongrie une loi qualifiée d’esclavagiste par les syndicats augmente de 400 par an le nombre d’heures supplémentaires exigibles par le patronat qui aura trois ans pour les rémunérer.

Le devenir du travail et du partage de ses fruits sont donc les grands absents du débat autour des « européennes ». Ian Brossat candidat du PCF, et dont la liste comprend nombre d’ouvriers et d’employés, l’avait fait remarquer vigoureusement lors du débat télévisé du 4 avril dernier.

Pourtant, la question sociale est capitale. L’avenir de la majorité d’entre nous en dépend. Une grande partie des tensions qui secouent l’Europe en découle. Elle conditionne même l’avenir écologique.

Le système actuel dévore les humains. L’en empêcher, lui substituer une organisation sociale européenne respectueuse des femmes et des hommes et équitable devient nécessaire. La tâche est rude ?

Ian Brossat commence à déchirer le rideau de fumée que l'on nous impose dans cette campagne. Sa liste est passé en quelques jours de 2,5% à 4% dans les sondages.

Les 5% exigés par Macron sont à porté de main pour envoyer 4 député.e.s porteurs de luttes pour l'émancipation humaine au Parlement européen. Il nous faut aussi continuer à téléphoner à France 2 (01 56 22 60 00) pour protester contre cette iniquité dont font peuvent les communistes en n'étant pas invités au dernier grand débat de la campagne le 22 mai.

Il ne reste que quelques jours pour convaincre famille, ami.e.s, collègues, voisin.e.s… à voter Ian Brossat le 26 mai et envoyer au parlement européen des député.e.s travailleront à stopper la destruction des hommes et de la planète.

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