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L’édito du TC par Nicole Gaspon. Après les européennes, à gauche, un sursaut indispensable

Le paysage politique issu du scrutin européen n’a pas fini de susciter analyses et commentaires. Le résultat a passablement déjoué les pronostics des sondeurs et créé des surprises, pas forcément bonnes.

Du côté de la gauche, la déception était de mise chez les communistes, les Insoumis, les hamonistes, les socialistes. Seuls les écologistes, forts des 13,5% de la liste conduite par Yannick Jadot pavoisent.

Les élections passées, il faut regarder vers l’avenir. Certains, à EELV, se voient déjà en position de leader de la gauche. Les récentes déclarations de Jadot ne sont pas sans soulever quelques inquiétudes. Outre ses réfutations répétées du « clivage gauche-droite », sa préparation des futures municipales interpelle. N’annonce-t-il pas vouloir se lancer à « la conquête » de nombre de communes, la plupart dirigées par des maires de...gauche !

Pourquoi, dès qu’un parti est en position majoritaire dans la gauche, est-il saisi de la tentation hégémonique ? Est-ce une fatalité ? Pourtant la récente histoire politique devrait inciter Yannick Jadot à plus de modestie. Les fluctuations au sein de l’électorat de gauche, y compris écologique, doivent être étudiées.

On a vu ce qu’il advenait du Parti socialiste, un parti qui avait tout, la présidence, l’assemblée, les régions et les départements. De trahison des valeurs de gauche en comportement hégémonique, il s’est brûlé les ailes.

La FI s’est effondrée, Mélenchon s’enferme dans le silence. Avec ses presque 20% des suffrages à la présidentielle, il croyait que c’était arrivé. Comme le fait remarquer Noël Mamère dans Le Monde du 7 juin, il « prétendait incarner la gauche à lui tout seul ». La chute est douloureuse.

Dans le contexte politique actuel avec l’installation du bipartisme LRM/FN qui va si bien à Macron, l’abstention persistante, l’approfondissement des inégalités, l’heure appelle les partis de gauche à beaucoup de responsabilité. Peut-on imaginer une autre démarche que collective, se rencontrer, se parler, construire ensemble une alternative au libéralisme ? Et ce dès les municipales, il ne reste que quelques mois, il y a urgence.

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