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Réforme des retraites. Jean-Paul Delevoye en bon petit soldat met en œuvre les fondamentaux du macronisme

Attaque contre le modèle social français sous prétexte de modernité, nivellement par le bas sous couvert d’égalité, déconstruction des droits collectifs pour individualiser les parcours : ce sont les principes mis en œuvre pour casser la retraite par répartition. Tout cela avec une créativité langagière pour tenter de tordre la réalité : ne pas dire « report de l’âge de départ » mais « âge d’équilibre à 64 ans » ; ne pas dire « décote » mais « taux de rendement inférieur ».

L’objectif est clair : pousser à l'individualisation en remplaçant la retraite par répartition par la retraite par point et pousser ceux qui le peuvent à travailler jusqu’à 66 ans et distribuer des pensions de misère à ceux qui voudraient prendre leur retraite à l’âge légal de 62 ans.

Le mensonge du point qui ne bougera pas

Jean-Paul Delevoye jure que « la valeur du point ne pourra pas baisser dans le temps ». Un grand mystère puisqu’il veut aussi le « respect d’une règle d’or » qui consiste à avoir une « enveloppe constante », autrement dit pesant 13,8% du PIB. Sauf que le nombre de retraités va augmenter. Pour que les dépenses restent « constantes », la seule option sera de jouer sur la valeur du point d'ailleurs François Fillon en 2016 avait lâché le morceau en déclarant devant le patronat que le système par points permettrait de diminuer chaque année la valeur du point et donc le niveau des pensions.

Ce système par point crée l’individualisation des pensions. L’ensemble de la carrière va être pris en compte, ceux qui ont des périodes sans travail, comme les périodes de chômage ou des arrêts temporaires pris pour élever ses enfants, auront une pension plus faible. Le système de solidarité que nous avons n’existera plus.

Les faire battre en retraite et imposer une alternative

Les syndicats combatifs appellent à affronter cette logique délétère. Au-delà du champ syndical, la bataille qui se prépare aura besoin de l’unité des progressistes sur le terrain politique.

Pour gagner, la gauche aura besoin de se mettre en mouvement autour d’un projet de société fondé sur l’égalité et le progrès social en stoppant les licenciements boursiers et l'emprise de la finance qui plombent notre économie. 1% de taux de croissance réelle supplémentaire représente 2,5 milliards de cotisations nouvelles

Les communistes versent quatre propositions au débat :

  • Réformer de l’assiette des cotisations patronales visant à dégager des rentrées de cotisations nouvelles en lien avec le développement des emplois et des salaires, de la formation et de la qualification.
  • Créer une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises et des institutions financières au même taux de cotisation que les salaires.
  • Développer l'emploi stable. 100.000 chômeurs de moins représentent 1,3 milliard de cotisations en plus, près de la moitié de ces cotisations étant destinées au système de retraites.
  • Supprimer les exonérations de cotisations patronales qui ne créent pas d’emploi et tendent à tirer les salaires vers le bas. 1% de masse salariale en plus représente 2,5 milliards d’euros de cotisations en plus pour la protection sociale.

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