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Le CETA, le réchauffement climatique et l'hypocrisie du gouvernement

En paraphant l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA), les étals des supermarchés auront accès au bœuf nourri aux farines animales. On sait depuis 1920 que ce type d’alimentation provoque la maladie de Creutzfeld-Jacob aussi appelée maladie de la vache folle. Cette maladie est transmissible aux humains et il n'existe aucun traitement efficace. Au milieu des années 90, l’ignorance volontaire des causes avait eu pour conséquence de provoquer une véritable épidémie en Europe. La seule mesure de sauvegarde fut l’abattage de troupeaux entiers et l’interdiction absolue de l’usage de ces farines animales.

Avec le CETA la possibilité de retrouver, à notre insu, dans notre assiette des viandes polluées vient donc de refaire surface. Les Canadiens ont en effet la possibilité de recourir à cette pratique alimentaire.

On trouve dans cet accord, le renoncement au principe de précaution et de sécurité sanitaire. C'est le résultat de la capitulation de nos gouvernants face aux pressions exercées avec succès par les grands lobbys mondiaux de l’agro-alimentaires et leurs dealers, notamment les grands groupes chimiques BASF, Bayer-Monsanto, Syngenta, Dow Chemicals…

Nous assistons avec le CETA au primat des intérêts privés sur l’intérêt général et l’adaptation forcée des populations aux lois du marché capitaliste quelles qu’en soient les conséquences y compris sanitaires. Résultat la planète est en surchauffe et les humains étouffent et se déchirent.

Conséquences désastreuses sur le plan social et environnementale

C’est un accord au détriment de l’agriculture française, c’est une tragédie pour les éleveurs qui respectent les réglementations scrupuleusement et qui auront à faire à une concurrence déloyale.

C'est un accord au détriment de la lutte contre le réchauffement de la planète. Les produits pourront venir de l’autre bout du monde avec des barrières tarifaires complètements cassées imposées par les grands groupe multinationaux.

L'hypocrisie du gouvernement à son paroxysme

Le jour même où le CETA a été paraphé, les députés recevaient Greta Thunberg pour parler d’urgence climatique. La majorité a tenté de surfer sur sa venue pour faire oublier la réalité de sa politique. Il semble insensible à la honte.

Adulée par les uns, caricaturée par les autres, cette jeune femme à l’engagement indubitablement sincère a le mérite d’attirer micros et caméras, là où les scientifiques ont tant de mal à se faire entendre.

Face à Greta Thunberg, Brune Poirson, ministre d’Emmanuel Macron, ex-directrice du développement durable de Veolia Water India, s’est découverte anticapitaliste le temps d’un bavardage au Palais Bourbon. « Surtout ne lâchez rien, continuez à vous mobiliser vous nous poussez vers le XXIe siècle », a-t-elle lancé à l’adolescente et aux jeunes qui l’entouraient avant d’ajouter : « La transition écologique va nous permettre de sortir d’un système économique qui est devenu, c’est vrai, de plus en plus absurde. »

C’est pitoyable

En jouant la carte du « tous ensemble pour le climat », les tenants de ce système tentent de gommer les causes profondes du réchauffement climatique et de reporter le nécessaire changement de mode de développement.

Pourtant l’urgence est là. Nous n’avons plus les moyens de cette grande hypocrisie.

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