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Convention citoyenne sur le climat. Innovation ou simple gadget ?

Une Convention citoyenne sur le climat, c’est la réponse de Macron aux exigences de démocratie participative des Gilets jaunes et aux préoccupations climatiques de plus en plus fortes chez les Français.

150 citoyens tirés au sort vont se réunir, d’ici fin janvier. Ils représentent « une France en petit » assurent les organisateurs : âge, sexe, diplôme, CSP, origine géographique…

Dans un premier temps, ils vont être formés par des experts divers à un état des lieux sur le climat, mais aussi sur les moyens de lutter contre le réchauffement. Ils seront ensuite répartis par thème -se déplacer, consommer, se nourrir, se loger, produire et travailler- avec la mission de proposer, à terme, des mesures pour « réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici 2030 dans un esprit de justice sociale ».

Des citoyens formés par des experts

Difficile de rejeter un exercice citoyen mais la prudence reste de mise. Manque d’indépendance et risque de manipulation sont les deux craintes essentielles. Le processus est présidé par Laurence Tubiana, grande architecte de l’Accord de Paris, qui précise d’emblée qu’elle va informer les citoyens sur « les points de blocage et les leviers possibles » et par Thierry Pech, directeur de la fondation Terra Nova, un think tank qui se dit progressiste mais qui est surtout social-démocrate tendance libérale.

Le Haut conseil pour le climat a averti en juin que l’action de la France en matière de lutte contre le réchauffement était « insuffisante ». Le discours de Macron, qui se présente volontiers en héros du climat, ne passe plus. Fin septembre, un sondage ViaVoice pour Libération affirmait que seuls 15% des Français faisaient confiance à l’État pour agir contre le réchauffement climatique.

Loin derrière les 55% accordés aux ONG

Des ONG qui se montrent très circonspectes sur l’exercice. Pour Greenpeace, les moyens d’agir contre le réchauffement sont connus et l’exécutif se cache derrière cette convention pour ne pas assumer ses responsabilités. « La profusion de déclarations et d’instances est la parfaite illustration des manœuvres dilatoires du gouvernement », dénonce l’ONG. De « la procrastination institutionnelle », accuse même Maxime Combes, militant d’Attac en charge de cette question, avant de lister : la validation du Ceta, la suppression de 5.000 postes au ministère de la Transition écologique d’ici à 2020, la validation d’infrastructures qui détruisent les terres et les forêts… Et d’assurer : « Les Français ne sont pas dupes. »

Que ce soit en France ou ailleurs, les décideurs politiques s’avèrent incapables d’infléchir une forme liée aux pulsions destructrices attachées à une économie de consomption, au ravage de la nature, à la compétition et au profit sous impulsion scientifique, technique et marchande.

Oui, Monsieur le président, la France aussi bloque. Le « sentiment », expression peu scientifique, ne suffit pas à rendre compte objectivement du réel en actes surtout que les manifestants pour le climats sont systèmtiquement gazés sur les ordres envoyés directemment du ministère de l'intérieur.

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