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L’édito du TC par Nicole Gaspon. La honte !

Lundi soir à Perpignan se suivaient deux rassemblements, l’un en soutien au peuple kurde, l’autre pour protester contre le verdict du procès des prisonniers politiques catalans. Deux situations, certes, fort différentes, mais qui, toutes deux, mettent en lumière l’irresponsabilité de dirigeants, la folie de la répression aveugle.

A Madrid, des militants associatifs, des élus, d’anciens ministres, coupables simplement d’avoir organisé une consultation populaire, écopent de peines de prison allant de 9 à 13 ans ! En Europe, au XXIe siècle ! C’est une honte! Leurs avocats vont faire appel, ils pourraient aller jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme.

Quelle que soit la suite de la procédure, la sentence prononcée est totalement disproportionnée, (ces personnes n’ont pas pris les armes, elles ont juste prononcé l’indépendance) et elle crée en Espagne une situation de blocage lourde de périls. Pedro Sanchez, se félicitant que la loi ait été appliquée ne joue pas l’apaisement, il préfère donner des gages en vue des élections toutes proches. Pour faire bonne mesure est lancé un mandat d’extradition à l’encontre de Carles Puigdemont.

Ce déni de démocratie venant la veille de la commémoration des 79 ans de l’assassinat de Lluis Companys par les franquistes prend une drôle de signification. « On n’est pas sorti du fascisme » vient de déclarer Marie-Pierre Vieu ancienne eurodéputée.

En Catalogne les manifestations de protestation ont été immédiates, contre ce qui a pu étre perçu comme une « vengeance » de l’État espagnol. Terme utilisé par Quim Torra, président de la Generalitat. Dans les P.-O. les réactions d’indignation se sont multipliées, venant de politiques de gauche et de droite, la majorité du Conseil départemental a fait une déclaration. Nicolas Garcia exprimait « révolte, tristesse et inquiétude » face à une « provocation. » Beaucoup se retrouvant autour d’une idée simple et de bon sens : les questions politiques doivent se régler politiquement, par le dialogue et la négociation, non par la répression.

Le bon sens prévaudra-t-il face au silence assourdissant de l’Union européenne ? Face au mutisme du gouvernement français ?

Les lendemains, en Espagne et en Catalogne, s’annoncent difficiles et seront à observer de près.

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