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Catalogne. Vengeance de l’Espagne contre les indépendantistes

Les manifestations ne faiblissent pas depuis l’annonce des peines infligées par la Cour suprême aux ex-dirigeants indépendantistes. Samedi, une grève a été organisée dans toute la Catalogne avec un rassemblement massif à Barcelone.

La Cour suprême a condamné, lundi, neufs dirigeants indépendantistes pour « sédition » en leur infligeant de lourdes peines allant de 9 à 13 ans de prison après l’organisation illégale du référendum d’indépendance en 2017.

La Catalogne gronde.

Des marches impressionnantes sont parties de cinq villes pour converger vers Barcelone. Des milliers de personnes ont bloqué des dizaines de kilomètres de routes et d’autoroutes. Mais la contestation s’est aussi radicalisée et les émeutes se sont succédé, la nuit provoquant 194 blessés depuis lundi selon les forces de l’Intérieur et 33 arrestations.

Une violence qui a surpris, tant la démarche des Indépendantistes a toujours été pacifique. Une violence qui a été condamnée par Quim Torra, président de la Generalitat de Catalogne.

Quim Torra reparle référendum

Prenant la parole devant le parlement régional, il a commencé à croiser le fer avec Madrid en proposant un nouveau vote sur l’indépendance. « Si pour avoir installé des urnes, ils nous condamnent à cent ans de prison, la réponse est claire : il faudra ressortir les urnes pour l’autodétermination », a-t-il affirmé. Cent ans correspondant à la somme des peines des neuf ex-dirigeants condamnés.

Et d’ajouter : « Nous connaissons tous les difficultés que nous imposent la répression et la peur. Mais nous devons aller de l’avant et ne pas nous laisser intimider par les menaces et les interdictions. » Sept actuels et ex-dirigeants de la région ont signé hier une tribune dans Le Monde pour affirmer que la décision sur l’indépendance doit être prise par les citoyens « et non par les juges ».

Le gouvernement n’est pas à l’aise

À moins d’un mois de nouvelles élections législatives, Pedro Sanchez fait l’objet de pression intense de la droite et du centre qui exigent des « mesures exceptionnelles ». Tout en répétant qu’aucune mesure n’était à exclure le ministre l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska a assuré disposer « de prévisions raisonnables du fait que cela ne va pas continuer, que la sécurité et la tranquillité de Barcelone et des villes catalanes vont se rétablir immédiatement. »

Le gouvernement est aussi montré du doigt par l’association indépendantiste ANC. Sa présidente, Elisenda Paluzie, l’accuse d’être « le principal responsable de cette violence ».

Les anti-indépendantistes ne restent pas non plus sans voix et la plateforme défendant l’unité de l’Espagne Sociedad civil catalana (SCC) a convoqué une manifestation le 27 octobre à Barcelone, date de l’échec de la déclaration d’indépendance du parlement catalan en 2017. Ils mettent en avant un sondage publié en juillet dernier par le gouvernement indépendantiste catalan affirmant que si 44% des Catalans sont favorables à la sécession, 48,3% y sont opposés.

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