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L’édito du TC par Roger Rio. Ils ont raison !

En exerçant leur droit de retrait , suite à l’accident de trop dans les Ardennes, les cheminots ont fait preuve d’un sens aigu de l’intérêt général. Depuis des années les syndicats de la SNCF, et en premier lieu la CGT, n’ont eu de cesse d’alerter les pouvoirs publics et la population sur la dégradation des conditions de sécurité sur le rail. Les cheminots ont mené plusieurs actions de grève ces dernières années pour dénoncer l’incurie de nos gouvernants face aux problèmes de sécurité, et non pour défendre leurs intérêts catégoriels comme le sous-entend mielleusement le gouvernement. C’est au nom de la sécurité de tous les usagers du transport ferroviaire que les salariés du rail ont engagé ces actions, et pour aucune autre raison. En cela, nous leur en sommes redevables.

La succession d’accidents qui a eu lieu sur le réseau, de Brétigny-sur-Orge à Millas, démontre, s’il en était besoin, la justesse de la position des cheminots quant à la dénonciation des conditions de sécurité sur les voies et dans les trains. La politique d’économies à tout crin pratiquée par la direction de la SNCF, sous l’injonction des gouvernements successifs ces trente dernières années, tant au plan des personnels que des infrastructures, ne peut qu’engendrer un vif mécontentement au sein de l’entreprise publique. Car on parle ici de sécurité des passagers, de responsabilité vis-à-vis de l’usager, ce que le gouvernement Philippe semble avoir complètement perdu de vue. Sa seule réponse, c’est, comme d’habitude, la menace et la politique du bâton.

En laissant se dégrader les outils du service public, le gouvernement cherche à accréditer l’idée que seule la privatisation serait de nature à régler ces problèmes. Les exemples de France Télécom et de la Poste sont là pour nous démontrer le contraire. Les agents de l’État et des entreprises publiques ont une haute idée de leurs missions qui les pousse à refuser la mise à mal de leur outil de travail. En cela, la lutte des cheminots rejoint celles des pompiers et des personnels hospitaliers. Et si l’on doit chercher des irresponsables, il faut plutôt frapper aux portes de Matignon et de l’Élysée.
 

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