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L’édito du TC par Jacques Pumaréda. Ici et ailleurs. « El derecho de vivir en paz» . Victor Jara

Ce fut d’abord le coup d’état institutionnel au Brésil avec la destitution de Dilma Rousseff et la prison pour Lula. Bolsonaro triomphant, aujourd’hui en butte à une opposition qui se renforce. Puis vint l’équateur avec une explosion sociale déclenchée par l’augmentation subite du prix des carburants. Une population qui s’estime trahie par le virage néolibéral du successeur de Rafael Correa. Et puis c’est le Chili. Plus d’un million deux cents mille manifestants vendredi dernier dans les rues de Santiago. « Dignitad, no militares ! ». Les guitares sont de retour face à l’armée. Les chansons de Victor Jara percent le silence du couvre-feu. Le locataire du palais de la moneda, Sebastian Piñera, annonce un remaniement de son gouvernement, débloque une enveloppe de 1,1 milliard d’euros, censée à ses yeux, apaiser la crise sociale. En Bolivie, l’annonce des résultats partiels donnant la victoire au président sortant Evo Morales a laissé place à une violente réaction de l’opposition de droite. Et le 27 octobre, c’est au tour de l’Argentine d’élire le péroniste Alberto Fernandez sanctionnant ainsi les politiques d’austérité de Mauricio Macri qui laisse derrière lui une grave crise économique et une pauvreté galopante. En Uruguay la gauche arrive en tête avec 38,6% des voix au premier tour. Une Amérique latine qui se bat depuis des décennies contre les affres de l’ultra-libéralisme et des gouvernements autoritaires ou fascistes. Des avancées populaires se profilent. Solidaires !

Et chez nous en Europe me direz vous ?

Si Die Linke arrive en tête, aux élections régionales en Thuringe en Allemagne, l’extrême droite de l’AfD recueille 23,4% des voix et 22 sièges. La ligue de Salvini remporte sa première région l’Ombrie dans le centre de l’Italie. Des relents franquistes se font jour en Espagne à l’occasion de la crise catalane. En France, une odeur nauséabonde plane sur nos têtes, des diatribes anti-migrants aux invectives anti-musulmanes, la peste brune s’installe comme pour dérouler un tapis rouge aux racistes et xénophobes. Ne nous y trompons pas, le sieur Aliot se prépare à ravir la place perpignanaise. Il est de la responsabilité de tous les démocrates et républicains de prendre la mesure du danger. « Quand les blés sont sous la grêle, fou qui fait le délicat » disait le poète.
 

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