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L’édito du TC par Roger Rio. Violence d’État !

Le pouvoir a, semble-t-il, décidé de passer en force sur la question des retraites. Faisant fi de la réprobation des Français, Macron veut imposer coûte que coûte sa « réforme ». Et pour cela il est prêt à tout, y compris à l’imposer par la force et la violence. Jamais depuis 1968 on avait vu un tel déchainement de brutalité à l’encontre de ceux qui manifestent pour garder un régime de retraite par répartition, digne de ce nom. Tout le monde a bien compris que le système par points proposés par le gouvernement est un moyen de faire baisser le niveau des pensions dans l’avenir. Fillon avait vendu la mèche avant les dernières présidentielles, en déclarant devant un parterre de patrons, que c’était le but assigné à ce type de projet.

Mais la partie est loin d’être gagnée pour Macron et sa bande. Le soutien de la population envers les grévistes ne faiblit pas, preuve, s’il en était, que les Français ont bien compris ce qu’il se jouait dans ce conflit. Il ne fait aucun doute que le pouvoir ne s’arrêtera pas aux retraites dans sa volonté de casser notre système de protection sociale. Pour arriver à ses fins, tous les moyens sont bons, l’intimidation comme la violence. Les images d’hommes et de femmes, violemment frappés à terre, ont fait le tour des médias, en France et à l’étranger. La commission des droits de l’homme de l’ONU a décidé d’ouvrir une enquête sur ces violences, ce qui met à mal la réputation de la « patrie des droits de l’homme ».

Ce recours à la violence est un aveu de faiblesse du pouvoir. Incapable de convaincre du bien fondé de sa réforme, le gouvernement veut casser le mouvement en utilisant la force. Quelle que soit l’issue du mouvement, cette violence d’État laissera des traces. Elle suscite la rancœur de la population envers les gouvernants et les institutions. Macron est responsable de ce qui pourrait advenir dans le futur. A gouverner contre le peuple, on prend le risque de provoquer un tel ressentiment que la situation pourrait déraper au moindre incident grave. Le président est le meilleur adversaire de la République, lui qui méprise les Français et reste sourd à la protestation du monde du travail.

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