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L’édito du TC par Nicole Gaspon. Après Auschwitz

L’anniversaire de la libération des camps, 75 ans le 27 janvier, a vu une importante cérémonie se tenir à Auschwitz-Birkenau. De très nombreux chefs d’État y participaient, aux côtés de survivants. Beaucoup de déclarations ont suivi, s’accordant sur la nécessité du travail de mémoire.

Comment poursuivre ce travail quand il n’y aura plus de survivants ? Les historiens, les associations comme la Fondation pour la mémoire de la Déportation, jouent un rôle irremplaçable.

Il est essentiel de commémorer, de faire connaître ce qui s’est passé : un système auteur de la persécution, la déportation et la mort de millions de juifs, tziganes, homosexuels, communistes, résistants. Faire connaître le rôle de la Résistance.

Il est tout aussi essentiel d’en tirer des enseignements pour aujourd’hui.

Dans trop de pays, les partis d’extrême droite progressent, voire sont au gouvernement, des groupes fascistes relèvent le tête, le racisme, les idées de haine et d’exclusion sont à la hausse en Europe et dans le monde. Il est bon de rappeler que pour les nazis, la discrimination antisémite est indissociable de l’idéologie raciste. Il faut combattre tous les racismes, une exigence que semble ignorer le président Macron, dans de récents propos, il dénonce le seul antisémitisme, réitérant l’odieux amalgame avec l’antisionisme !

Les gouvernants ont une responsabilité, trop d’entre eux n’ont-ils pas joué avec le feu, utilisant l’extrême droite comme repoussoir à des fins électoralistes ? Et que dire des responsables politiques de droite, comme ceux de LR, qui, reprenant à leur compte les thèmes de l’extrême droite, contribuent à leur banalisation.

C’est le temps de l’inquiétude. Serge Klarsfeld l’exprimait dans L’Humanité du 27 janvier. « Si l’extrême droite est au pouvoir la mémoire risque d’être sabotée, ou gommée... » Inquiétude aussi face « à l’état d’esprit des nouvelles générations qui n’ont pas connu la guerre, face au rôle des réseaux sociaux… » Question, aussi, du négationnisme, cette volonté de réécrire l’histoire, comme en Pologne où les dirigeants ne veulent voir dans la Shoah que le fait des nazis, niant toute responsabilité polonaise.

Commémorer la libération des camps ne suffit pas.

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