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Dans le Lot, trois rassemblements pour le retrait de la réforme de la retraite se sont déroulés à Figeac, Cahors et Biars. En tout on dénombre près de 700 manifestants.

Cahors. Pour le retrait total de la réforme. Après une assemblée générale hier à 13 h 30 à la Bourse du travail, à Cahors, l’intersyndicale a appelé à un nouveau rassemblement pour le jeudi 13 février. Jérôme Delmas, secrétaire départemental de la GGT, rappelait une mobilisation inimaginée depuis deux mois dans tout le pays. "Nous sommes toujours là. C’est un mouvement inédit tant par le nombre de manifestants que de manifestations. Depuis six semaines, la mobilisation est historique" confiait-il. Près de 300 manifestants se sont rassemblés à 14 h 30, place Mitterrand. Dans le cortège, on notait la présence de la CGT santé. "Nous sommes toujours mobilisés contre la réforme des retraites. On veut son retrait total. Dans le milieu hospitalier la pénibilité n’est pas reconnue, ça nous oblige à travailler sept ans de plus. Notre métier n’est plus attractif ; depuis deux ans à Cahors, on peine à recruter des aides soignants, des infirmiers" remarquait Laurence Chabert, CGT santé. "Dans l’éducation, l’état des lieux n’est pas brillant. Dans le second degré, des suppressions de postes sont à craindre au lycée Clément-Marot, à Monnerville. Au collège Gambetta, nous allons nous retrouver avec des classes à 30 élèves. Dans le premier degré, avec les municipales, c’est la stagnation", s’inquiète une représentante de la FSU. "Dans l’académie, ça va être la catastrophe pour les départements ruraux comme nous. Les conditions sont déjà tendues", soulignait une représentante CGT éducation.

Biars-sur-Cère. 50 manifestants. À Biars, 50 manifestants se sont rassemblés à 10 heures, place Germaine Moreau.

Figeac. Plus de 350 manifestants. Comme toujours, le cortège figeacois était le plus fourni du département hier après-midi. Plus de 350 manifestants selon la préfecture avaient répondu à l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, FSU, Confédération paysanne, Unef, UNL, retraités de la fonction publique, Solidaires et Modef). Une fois n’est pas coutume, l’action a débuté par une prise de parole assurée par Yves Françoise, secrétaire départemental de la FSU. "Aujourd’hui, nous sommes en grève et dans la rue pour dire non. Non à une réforme des retraites qui n’est autre que la volonté de casser un peu plus notre système de protection social fondé sur la solidarité", a expliqué le représentant syndical avant de (re) motiver les troupes : "Depuis plus de six semaines, nous vivons une mobilisation historique par sa force et sa durée, avec le soutien sans faille de l’opinion publique, et même l’avis du Conseil d’Etat : le projet de réforme des retraites n’a jamais été si fragile. Nous pouvons donc faire reculer ce gouvernement, pour cela il faut poursuivre et amplifier, dans tous les secteurs, la mobilisation dès maintenant et tout au long du débat parlementaire qui vient de s’ouvrir. Il n’y aura pas de trêve". À ses côtés, Jacques Montal pour les cheminots CGT, a confirmé : "On s’inscrit dans la durée. Salariés du public et du privé, on le voit toutes les semaines à Figeac, restent mobilisés pour le retrait de cette réforme". Après le défilé en ville, une assemblée générale a été organisée place Vival pour décider de la suite à donner au mouvement.

Audrey Lecomte et Marielle Merly

 

 
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