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L’édito du TC par Nicole Gaspon. L’homme masqué

Celui qui entend « prendre Perpignan » à la manière d’un butin de guerre avance masqué, se déclarant « sans étiquette ». Il propose une liste « ouverte », avec « des personnalités »… Les Perpignanais s’y laisseront-ils prendre ? Car tout de même, Louis Aliot, pour ne pas le nommer, est depuis belle lurette un cadre du Front national rebaptisé Rassemblement national, le numéro deux même. Attaché parlementaire de J.M Le Pen, en son temps, compagnon de la présidente de ce parti, député des P.-O. sous l’étiquette FN-RN… et tant d’autres exemples. C’est ce personnage qui pour le moment si l’on en croit les sondages est en tête des intentions de vote des Perpignanais. Peut-on dire qu’ils ont en main tous les éléments pour se déterminer en conscience ? Se laisseront-ils abuser par son camouflage, par les ralliements, inattendus ou moins, qu’il a engrangé ? Par la débandade chez le maire actuel ? Et sa propagande ! Il fera une ville verte; sécure, où l’immobilier prendra de la valeur… n’en jetez plus, qui peut encore croire à ce genre de promesses électorales ? Y croit-il lui-même ? Bien évidemment, outre son étiquette, il passe sous silence les casseroles qu’il trimbale, dont un procès pour emplois fictifs avec une mise en examen en octobre 2018 pour détournement de fonds publics… Il ne se vante pas non plus de l’état lamentable, sous sa gouvernance du FN en tant que numéro deux, de l’explosion des dettes du mouvement, pas rien, des millions. Ça craint s’il devenait maire !

La presse ne se prive pas non plus de noter que, dans tous ses mandats électifs, il est célèbre pour ses absences, à peine si on l’a vu au Palais Bourbon. Là aussi, vous parlez d’un maire !

Le pire étant ses positions quand il s’autorise à les rendre publiques, anti migrants, anti jeunes, anti social…

Faut-il que la confiance en la politique soit au plus bas pour que des électeurs attendent la moindre chose de cet individu, qu’ils imaginent une seconde qu’il puisse sortir Perpignan de l’ornière. Faut-il que les élus en place aient à ce point désespéré les habitants. Faut-il que l’embellie souhaitée n’ait pas encore la crédibilité nécessaire.

Il reste quinze jours pour faire bouger les lignes, il y a besoin d’une alternative.
 

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