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L’édito du TC par Roger Rio. L’alibi

Ça y est, nous y sommes, la petite bestiole venue de Chine va provoquer le chaos et détruire l’économie mondiale. Ainsi il aura suffi d’un virus inconnu jusqu’à présent pour déstabiliser le capitalisme international. Le Covid-19, pour l’appeler de son nom, aura donc provoqué la panique sur les marchés financiers et conduit les bourses au bord du krach. Bien sûr que cette épidémie qui s’installe est à prendre au sérieux et qu’il faut protéger les populations en suivant les prescriptions édictées par les autorités de santé. Au passage, il est souhaitable que cette maladie n’explose pas car nous toucherions alors du doigt l’état catastrophique de nos hôpitaux après la « cure » d’austérité décidée par Macron et les siens. L’ex-ministre de la Santé, et nouvelle candidate macroniste à Paris, Agnès Buzyn, n’a pas été la dernière à procéder à des coupes sombres dans le budget de la santé, des hôpitaux et de la recherche.

Le monde tremble, pas seulement par peur de la maladie, mais par les conséquences qu’elle pourrait engendrer. Il suffit que la « grande usine du monde », la Chine, tourne brusquement au ralenti, pour que le monde occidental commence à paniquer. C’est le résultat de la course à la main d’oeuvre à bas prix, qui a cassé les industries nationales et rendu nos pays dépendants de grands groupes multinationaux installés loin de nos régions. Alors, dès qu’un grain de sable vient enrayer la belle machine à faire du fric, c’est l’affolement. Les cours du pétrole s’effondrent, les bourses dévissent, la croissance s’essouffle et les peuples sont mis en condition pour le prochain tour de vis qui s’annonce. Mais est-ce vraiment l’effet coronavirus, ou bien cet événement ne nous donne-t-il pas à voir des soubresauts d’un système à bout de souffle, qui, pour la deuxième fois en moins de vingt ans, connaît une grave crise systémique. Le virus n’aura été, dans cette affaire, que le révélateur et l’accélérateur d’une crise que beaucoup d’économistes avaient vu arriver depuis longtemps.

De même, chez nous, à quelques jours du premier tour des élections municipales, on assiste à une surenchère médiatique autour d’une soi-disant peur que les électeurs auraient de se rendre aux urnes. Ces appels à peine voilés à l’abstention, sous prétexte de risques sanitaires, ne seraient-ils pas inspirés par la peur du côté du pouvoir de se voir sanctionné et de se prendre une belle « déculottée » ? Donnons-lui raison et sanctionnons le dès le premier tour !

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