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L’édito du TC par René Granmont. A l’heure du confinement

Notre pays connaît une crise sanitaire très grave. La mobilisation contre la pandémie exige, pour se protéger en protégeant les autres, de respecter scrupuleusement les consignes préconisées par les autorités sanitaires. Il s’agit, loin de toute attitude égoïste, d’appliquer avec rigueur les mesures de confinement. C’est à ce prix seulement, que nous pourrons combattre le Covid-19 au moindre coût humain.

Pour leur part, comme ils l’ont toujours fait, les communistes et leurs élus se sont mis à la disposition du pays pour développer les solidarités indispensables pour faire face à la menace. Solidarité et soutien aux personnels hospitaliers, qui, depuis un an, se battent contre la casse du système de santé et qui, aujourd’hui, sont au front, quoi qu’il leur en coûte, pour sauver des vies.

Il faut répondre rapidement aux inquiétudes des dizaines de milliers de salariés, des commerces alimentaires, de La Poste ou des banques, qui continuent d’être exposés au public, dans des conditions compliquées. Alors que les plus riches se carapatent, les plus fragiles, les plus précaires sont les plus exposés. Il faut que l’état garantisse la sécurité de tous, qu’ils soient ouvriers à la chaîne, SDF, réfugiés ou caissières de supermarché. Ce qui n’est pas encore le cas.

Dans cet esprit, le Parti communiste français a proposé que se mette sans délai en place un Comité d’urgence nationale où se retrouveraient toutes les forces politiques, les organisations syndicales et professionnelles.

Les leçons du premier tour

Cette situation exceptionnelle a pesé sur la participation au premier tour des élections municipales. On peut d’ailleurs penser qu’il eût été préférable qu’elles soient annulées, d’autant plus que le deuxième tour est reporté à une date lointaine…

L’abstention historiquement élevée a, comme d’habitude, favorisé la réélection des élus sortants. Il faut souligner, ce dont se sont bien gardés la plupart des médias, que le PCF a remporté dès ce premier tour plus de mairies que EELV, LaREM et le Rassemblement national réunis. Il a obtenu de nombreux élus dans des listes de rassemblement de gauche et peut raisonnablement espérer reconquérir des villes (Bobigny, Villejuif, Noisy-le-Sec, Aubagne…).

Dans plusieurs grandes villes -Lyon, Strasbourg, Besançon, Bordeaux…- les Verts, à la tête de listes de rassemblement de gauche, le plus souvent avec le PCF, ont largement devancé les candidats soutenus par le parti présidentiel.

Ce dernier a subi dans nombre de communes un échec, voire même une débâcle. Les élus LaREM qui se sont risqués dans les municipales ont, à l’exception de trois ministres, été largement désavoués ou sont en très mauvaise posture. A l’image du Premier ministre qui, au Havre, se retrouve en ballotage très difficile face au député communiste Jean-Paul Lecoq.

Le Rassemblement National, s’il a obtenu la réélection de certains de ses maires sortants, peut perdre deux mairies (Mantes-la-Jolie et Le Luc) et n’est, contrairement à ses ambitions, pas en mesure de conquérir d’autres villes… A part Perpignan ! Mais rien n’est joué. Il n’est pas question de laisser Perpignan la Catalane tomber dans l’escarcelle de l’extrême droite.

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