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Les dogmes libéraux en accusation

Covid-19, crise économique. D'autre choix sont indispensables en France et en Europe.

Emmanuel Macron ne cesse de se montrer reconnaissant à l’égard de tous ceux qui luttent sur le front sanitaire contre le virus. Il promet aux soignants gratitude et gratification. Il promet un plan massif d’investissement pour l’hôpital après la crise.

Appelant à « l'union » pour mener « la guerre » contre l'épidémie, le président de la République espère faire taire les critiques sur le manque de matériel et l’abandon des soignants.

Pas une guerre

Non, monsieur le président, nous ne sommes pas en guerre. Les Français ne veulent pas d'une union sacrée. Ils n'ont pas perdu la mémoire, ils se souviennent du dédain du gouvernement à l’égard des agents hospitaliers et des rictus de mépris d’Agnès Buzyn.

Non seulement le gouvernement rechigne à donner les moyens pour lutter contre la pandémie mais en plus il en rajoute. C’est une pluie d’ordonnances qui vient de s'abattre sur le monde du travail. Une pluie de reculs en matière de temps de travail, de congés, de RTT… Pour toujours faire payer aux salariés les pots cassés de la crise.

Non, ce ne sont pas les vieilles recettes libérales qui pourront relever la France. Une seule inflexion de politique ne suffira pas. C’est un changement complet de cap qui est nécessaire.

L’Italie, avec le soutien de l'Espagne, vient de bloquer le sommet des dirigeants européens en demandant aux cinq présidents (Conseil, Commission, Parlement, Banque centrale et Eurogroupe) de mettre au point d'ici « dix jours » une nouvelle « proposition » pour répondre à la grave crise économique qui menace le continent.

Une situation inédite

La crise du coronavirus est-elle en train de contraindre l’Union à un changement de politique ? Ni la crise financière de 2008, ni celle de la dette de la zone euro de 2010, n’avaient permis de saines remises en cause. Pire, elles avaient été l’occasion de réaffirmer l’orthodoxie libérale comme la règle dans le vieux continent.

La Grèce avait déjà voulut fuir ces dogmes libéraux. Son peuple fut étranglé par la Banque centrale européenne, la Commission et le Fonds monétaire international.

Aujourd’hui, le corset libéral de l’Union européenne peut-il craquer ? Déjà, les règles absurdes de stabilité budgétaires et l’interdiction d’aller au-delà des 3 % de déficit ont volé en éclat.

Combien de morts et de souffrance aura-t-il fallu pour cette inflexion ? Combien auraient pu être évitées par des politiques permettant d’orienter l’argent vers le développement des services publics et singulièrement du système de santé et de protection sociale ? À qui fera-t-on payer l'après ?

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