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L’édito du TC par Roger Rio. Macron : la débâcle !

L’histoire a ce singulier pouvoir de renvoyer certains personnages à leur réalité. Se voyant en chef d’état-major d’une nation en guerre, « Macron le petit », tel Badinguet-Napoléon III raillé par le grand Victor Hugo, a montré l’étendue de son cynisme et de son incompétence.

Le chantre du libéralisme, qui prêche la marchandisation de nos vies, est tombé dans l’escalier, crocheté par un méchant petit virus qui a révélé l’étendue de l’incurie de nos gouvernants et de leur chef. Les ministres du gouvernement Philippe ont été incapables de réagir de façon rapide à la crise du Coronavirus. Plus enclins à vouloir obliger nos compatriotes à aller travailler, ils ont exposé sciemment des centaines de milliers de travailleurs du public et du privé à des risques incontrôlés. Ils ont laissé les stocks de masques de protection disparaître sans se soucier de leur gestion. Paralysés par leur croyance dans le marché, ils auraient dû prendre les mesures radicales qui s’imposaient, en réquisitionnant les usines de fabrication de respirateurs, éléments indispensables de la lutte pour la survie des malades.

Enfin ils ont négligé la production de tests de dépistage, contrairement à de nombreux pays.

Mais le pire dans cette situation, c’est qu’ils ont sciemment détruit l’hôpital public, et ce depuis des années, à l’exemple des gouvernements précédents. Qui était ministre des finances quand Hollande a donné son aval à la réduction des lits d’hôpitaux débutée sous Sarkozy ? Emmanuel Macron. Alors mesdames, messieurs les ministres un peu de décence ! Arrêtez d’encenser les personnels soignants que vous avez sacrifiés sur l’autel du profit et de la rentabilité depuis des lustres.

C’est d’autant plus scandaleux que vous n’avez pas hésité à répondre à leurs justes revendications exprimées ces derniers mois par le mépris et la matraque. Les Français savent ce qu’ils doivent à nos soignants auxquels ils sont viscéralement attachés. Le peuple français a toujours su montrer sa force solidaire dans les grands moments de son histoire, souvent en réaction à l’incurie ou à la trahison de ses gouvernants.

Plus rien ne sera comme avant. La leçon qui nous est donnée par cette crise, c’est que le système actuel ne peut perdurer. Il est l’ennemi des citoyens et un danger mortel pour l’humanité. Karl Marx a écrit que le « capitalisme asservit l’homme et détruit la nature ». Nous y sommes. Détruisons-le avant qu’il ne nous emporte tous.

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