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Les chiens de garde d’un système vacillant acculé, dépassé, meurtrier

Décrire le système capitaliste ultra-libéralisé actuel comme un système totalitaire, nous expose à un renvoie vers le stalinisme, nazisme, franquisme, polpotisme… régimes que naturellement je vomis. En quoi l’existence de dictatures brunes ou prétendument rouges nous empêcherait-elle de dénoncer la situation que nous vivons ?

Il est vrai que nous votons, pouvons changer de dirigeants, pouvons même manifester et critiquer à notre guise ou presque, mais le système capitaliste, se transforme, perdure et impose sa règle d’airain (Maastricht, TCE, Grèce, post crise de 2008…), contournant les choix démocratiques qui le remettent en cause.

Le système ne tombera pas de lui-même !

Aujourd’hui comme hier, le système à ses chiens de garde, dans l’éducation, le grand patronat, la haute fonction publique (ENA), chez les animateurs de l’audio-visuels, dans la presse. Ils sont là, fidèles au poste, aussi bien dans le Figaro qu’à Libé. Elles et ils sentent bien les aspirations populaires sociales, démocratiques, environnementales que la crise sanitaire fait monter fortement et se faisaient jour déjà depuis 2008. Elles et ils sentent bien l’opportunité historique, due au Cocid-19 planétaire, d’une mondialisation de la colère et de la remise en cause du système capitaliste ultra-libéral qui génère, suggère, entretien, soutien les conflits armés, les famines, la surexploitation de femmes, enfants et vieillards.

Ce qui détruit l’argument tant entendu : un pays seul ne peut pas changer les choses. Ils s’appellent Ferry pour le Figaro et Duhamel à Libération, Barbier pour la TV ou Hanouna pour les saltimbanques. Tous redoutent des lendemains qui déchantent. Inquiets ils ne le sont pas pour la masse de pauvres, victimes des ravages sociaux engendrés par cette crise sanitaire, comme le prédit l’OXFAM(*). Elles et ils ne sont pas plus tracassés par le piteux état dans lequel se trouvent nos hôpitaux et notre santé publics qui, s’ils résistent jusqu’à présent à l’afflux de malades ne le doivent qu’au courage et à l’abnégation de ces personnels que le journaliste Yves Calvy, un autre chien de garde, traitait il y a peu et sans vergogne de « pleurnichards ».

Des chiens de garde inquiets

Non, ce qui inquiète les gardiens du capitalisme contemporain c’est, comme l’écrit Luc Ferry dans Le Figaro, « la haine du libéralisme, de la mondialisation et des sociétés ouvertes » qui se fait entendre de « l’extrême droite à l’extrême gauche en passant par les écologistes ». Tandis que ce qui fait flipper Alain Duhamel dans Libération, c’est de voir voler en éclats la « belle solidarité des mois de confinements » lisez sous sa plume solidarité avec les grands patrons. En fait ce qu’il redoute, il l’écrit ou plutôt le décrit, c’est « la tentation de la lutte des classes » qui, « si elle se concrétise ne se satisfera pas des réformes et ne se conciliera pas avec la réanimation de l’économie ».

Ces chiens de garde envoient un message aux riches, aux actionnaires, aux marchés financiers, aux capitaines de grands groupes multinationaux : « dormez tranquilles nous veillons ». Pourtant ce qu’ils disent et écrivent témoigne de leurs craintes de voir les peuples ouvrir les yeux. Alors ouvrez les bon sang !

Nicolas Garcia

(*) Oxfam International est une confédération composée de vingt organisations indépendantes de même sensibilité qui agissent « contre les injustices et la pauvreté ». Elles travaillent ensemble et en collaboration avec des partenaires locaux répartis dans près de cent pays.

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