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Un premier mai qui peut tout changer

La finance doit payer. Pas de manifestations cette année mais le monde du travail fait preuve d'une prise de conscience que les choses ne pourront plus aller comme avant.

Ce ne sont pas les boursicoteurs qui font tourner le pays, ce ne sont pas les « premiers de cordée » de la macronie qui sauvent des vies, ce ne sont pas les technocrates bourreaux de postes de fonctionnaires que les Français applaudissent à leurs fenêtres chaque soir.

La France des salariés du secteur privé, des agents du service public, celle des travailleurs uberisés, est aujourd’hui partagée entre inquiétude et espérance lorsqu’elle songe au monde qui vient. Cette France-là a décidé de ne plus s’en laisser compter et promet de ne pas payer pour d’autres le prix de la crise qui est en cours.

Un premier mai festif et offensif

Pour ce 1er mai, de nombreuses banderoles étaient accrochées aux fenêtres pour soutenir l’ensemble des revendications de ceux qui travaillent pour faire vivre la société. Elles sont simples : des emplois, des augmentations de salaires, l’arrêt des fermetures de lits et des hôpitaux de proximité.

Les applaudissements en soutien du personnels soignants, ne suffiront plus. Les menaces pour fermer des centaines de milliers de lits sont présentes. Les directions des hôpitaux avec les agences régionales de santé considèrent que l’épidémie n'est qu'une parenthèse. Le retour des activités se ferait donc sur la base des plans de restructurations prévus antérieurement. Le personnel de santé doit être soutenu pour que tous ces plans soient annulés et qu’un vrai débat sur l’avenir de l’hôpital public ait lieu, au regard de l’incurie des responsables dans la gestion de la crise.

Le pire est que demain, au nom de la crise, se profile le fait que le monde du travail soit encore la variable d’ajustement d’une relance économique qui veut reproduire le même modèle qu’avant.

Un demain pour l'être humain

Chaque citoyen doit avoir accès à des masques gratuits et aux normes. Il est irresponsable de les renvoyer au civisme en leur demandant de les produire !

Le retour à l’école suscite beaucoup d'inquiétudes, pour les enfants, les enseignant et les parents. Le chômage partiel pour permettre la garde d’enfant va s’arrêter. Comment aller travailler s’il n’y a pas de mode de garde ?

Sanofi va, de son côté, verser 4,5 milliards d’euros de dividendes. Une taxe de 4,5 milliards d’euros sur Sanofi serait la bienvenue pour financer la recherche. Ces fonds pourraient permettre de trouver un vaccin qui puisse être produit hors du marché, à prix coûtant pour l’ensemble de la population mondiale, un vaccin qui soit un bien commun, public, mondial.

Il est impératif d'aller chercher l’argent là où il est et demander à ce que la BCE joue véritablement son rôle, prêter directement aux États sans passer par les marchés spéculatifs pour leur permettre d’investir.

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