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Édito du TC par Nicole Gaspon. Des idées pleuvent

La crise sanitaire que nous traversons aura mis en lumière un certain nombre de réalités jusque-là consciencieusement occultées. La grande misère de l’hôpital public en est la plus frappante. Les Français ont pris une conscience aiguë de ce que vivent les personnels soignants, de ce que l’incurie des gouvernements successifs leur a fait subir au plus fort de l’épidémie, de la mise en danger de la santé de la population qui en a résulté. Le gouvernement ne peut être en reste, aussi Macron (passablement chahuté lors d’un déplacement à l’hôpital Pitié-Salpêtrière) et ses ministres multiplient-ils les annonces, oui, promis, juré, ils vont s’atteler au grand chantier du système de santé. Primes, augmentations de salaires, réorganisation du temps de travail...autant de propositions relayées dans les médias. Le ministre de la Santé est même allé jusqu’à parler de « sortir du dogme de la fermeture des lits » !

Le risque n’est pourtant pas exclu que cette avalanche de bonnes intentions ne soit pas suivie d’effets, ou qu’elle soit assortie de dispositions qui les dénaturent. Déjà, les personnels, qui n’ont pas encore vu la couleur des primes, jugent les mesures annoncées insuffisantes à remettre l’hôpital en ordre de marche, la CGT appelle d’ailleurs à une mobilisation courant juin. Mais la grande question est : qui va payer ? Et là, des petites choses mettent la puce à l’oreille. Comme cette idée, lancée, (par hasard ?) par Christophe Barbier sur une chaîne d’info, ne faudrait-il pas moins rembourser les médicaments ? Ce qui reviendrait à prendre l’argent pour la santé dans les poches des mêmes, et non du côté des dividendes, ou d’un ISF rétabli. Et l’on ne compte plus les initiatives d’appel aux dons, à la charité publique pour l’hôpital.

Dans la même veine on a pu entendre les préconisations de l’institut Montaigne face à la crise : supprimer une semaine de congés au moment de la Toussaint.

Et on en trouverait bien d’autres, il est clair que dans l’après déconfinement il n’y a pas que le virus qui menace, mais aussi une offensive de l’ultralibéralisme.

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