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L’édito du TC par Jacques Pumaréda. Anniversaires

Par un hasard du calendrier, deux jours après la commémoration de la première réunion du Conseil National de la Résistance, nous célébrons un événement bien plus récent : le 29 mai 2005, la mise en échec du Traité constitutionnel européen, symbole de « l’Europe libérale » et l’affirmation de la volonté d’agir ensemble pour l’émergence d’une « Europe sociale ». Le fait que le fruit de cette victoire ait pu être confisqué est un échec politique, non la fin de l’Histoire. Restent une expérience exemplaire de démocratie citoyenne et d’une mobilisation solidaire au-delà des frontières ; une volonté irrépressible de conquête sociales, écologiques et éthiques ; et aussi la conscience d’une communauté de destin de toute l’humanité, sans laquelle une « autre Europe » n’aurait de « refondée » que le nom.

Depuis, les choix politiques néolibéraux se sont renforcés avec des mutations au sein même du capital avec une valeur actionnariale prenant le dessus sur la valeur ajoutée. La recherche insoutenable des taux de profit à deux chiffres pèse de tout son poids sur le développement humain, social, économique et précipite la planète dans une crise écologique sans précédent. Le Covid-19 fait apparaître aux yeux du plus grand nombre de grandes faiblesses systémiques, notamment dans le domaine de la santé, de la protection des populations, des services publics comme de la production nationale.

Les communistes proposent un nouveau système de développement articulant industrie et services et de nouveaux pouvoirs à l’entreprise. Il s’agit d’allier relocalisations et coopérations en utilisant comme levier l’intervention politique, syndicale, citoyenne pour garantir et conditionner l’accès à l’argent, qu’il s’agisse de création monétaire, de crédit ou d’aides publiques.

Un État stratège peut intervenir sur les grandes filières industrielles nationales pour répondre aux enjeux de notre siècle : en conditionnant et en contrôlant tout l’argent public utilisé ; en nationalisant lorsque nécessaire pour faire reculer la domination du capital et non pour collectiviser les difficultés avant de restituer les bénéfices au marché. « Socialisme pour les riches, capitalisme pour les autres ». Cela suffit !

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