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L’édito du TC par Roger Rio. La politique de la matraque

La mort de George Floyd, pour être plus précis, le meurtre prémédité de ce citoyen noir américain par un flic raciste et haineux, nous renvoie en pleine figure la violence raciale qui sévit dans le « pays de la liberté ». Soixante ans après les grandes manifestations pour les droits civiques dirigées par le pasteur Martin Luther King, des noirs sont froidement assassinés par la police en toute impunité. Le capitalisme, le libéralisme secoués par les crises qui se succèdent entend maintenir sa poigne sur les plus pauvres par tous les moyens. Car cette crise n’est pas seulement une crise raciale, c’est le symptôme d’une société où le fossé entre riches et pauvres s’élargit à en devenir un gouffre.

Les noirs, les latinos, les minorités de quelque nature qu’elles soient, sont la cible systématique des forces de répression. Cette violence ne pouvait aboutir qu’à un soulèvement des populations concernées, mais aussi de tous ceux qui refusent cette Amérique-là ! Le fait nouveau, c’est que la jeunesse blanche se sent concernée par ce mouvement. La gauche américaine relève la tête et la campagne menée par le sénateur Bernie Sanders a fait émerger une nouvelle opposition radicale face à Trump et aux milieux ultra-conservateurs. Cette opposition veut unir tous ceux qui sont les victimes raciales et sociales de l’ultralibéralisme prédateur.

La vague d’indignation a submergé le monde entier. En France, les manifestations de solidarité avec les victimes de la répression se multiplient. Dans notre pays aussi, les violences policières sont une triste réalité malgré les dénégations abjectes de Castaner. Les discriminations raciales se multiplient et certains policiers n’hésitent plus à déverser leur haine sur les réseaux sociaux. L’assassinat d’Adama Traoré en est le point d’orgue. A Paris, quatre-vingt mille personnes ont répondu à l’impudence du ministre de l’intérieur.

Ceux qui ont manifesté contre la destruction du code du travail, contre la réforme des retraites, mais aussi les personnels de santé et les gilets jaunes peuvent témoigner de la férocité de la répression policière. Des infirmières, des personnes âgées, des jeunes ont été matraqués et parfois éborgnés ou mutilés. Oui, le pouvoir a choisi, ici comme ailleurs, la violence pour faire taire ceux qui veulent la justice sociale et citoyenne. Le capitalisme à bout de souffle n’a plus d’autre réponse que la violence pour tenter de perdurer, quel qu’en soit le coût humain.

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