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Le feu social couve

Aux États-Unis et en France. La jeunesse, mais pas qu'elle, veut une autre société pour construire l'avenir.

Aux États-Unis, en réaction à la mort de George Floyd, la jeunesse prend conscience que la ségrégation n’est plus seulement raciale mais aussi sociale. Les raisons de sa colère se multiplient. Le Coronavirus contraint les étudiants à étudier chez eux. Beaucoup réclament donc le remboursement de certains frais d’inscription et d’étude.

Les établissements universitaires refusent de consentir à ces demandes provoquant un vif mécontentement. De plus, les petits boulots ayant cessé avec le coronavirus, beaucoup d’étudiants sont dans l’incapacité de régler leur dû et se trouvent littéralement « en faillite » avant même d’avoir mis un pied dans la vie active.

La perspective de futur, jalonnée d’embuches et de précarité, sauf à être riche et en bonne santé, nourrit cette constatation. Les ultra libéraux ont vite saisi la menace que contient cette défiance pour l’avenir du système. Pour tenter de la contenir, des Républicains annoncent même qu’ils ne voteront pas pour l’actuel locataire de la Maison Blanche en lui faisant ainsi jouer le rôle de bouc émissaire.

En France aussi

La France connaît un scénario similaire avec la résurgence de l’affaire Adama Traoré mort en 2016 après une interpellation par les gendarmes. Des dizaines milliers de jeunes se sont rassemblés pour exiger la vérité sur ce drame et pour protester contre toutes les violences policières.

Avec la crise sanitaire, la crise économique et sociale lui succédant, nombreux sont ceux qui ont pris conscience de la précarité mortifère que fait peser sur leurs existences les options du pouvoir lié à l’argent.

L’annonce de vagues de licenciement, de baisses de salaire, d’allongement du temps de travail confirme clairement qu’en laissant les rênes du pouvoir aux mains des dirigeants actuels l’Après ne vaudra guère mieux que l’Avant. Il risque même d'être pire.

Emmanuel Macron, conscient lui aussi qu’une lame de fond contestataire se profile, vise, comme aux États-Unis, à l’endiguer, à la focaliser sur la seule question policière afin d’éviter une remise en cause plus globale.

Sommes-nous à l’orée d’une contestation de grande ampleur ? La question vaut d’être posée et avec elle son corollaire : y a-t-il une l’alternative au profit maximum qui produit d’insupportables inégalités et qui épuise les humains et la nature ?

La résonance de la journée d'action pour exiger une véritable politique de santé publique, mardi 16 juin, sera le signe que les applaudissements de 20 heures tous les soirs, pendant le confinement, étaient plus que des remerciements aux personnels de santé.

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