Fédération des Pyrénées-Orientales

Fédération des Pyrénées-Orientales
Accueil
 
 
 
 

L’édito du TC par Nicole Gaspon. Droit dans ses bottes

Ce 14 juillet 2020 avait une allure particulière. Cérémonies allégées et volonté présidentielle « d’offrir la vedette aux soignants ». Pourtant, malgré la hausse de salaire actée, ces derniers ne s’estiment pas tellement mieux traités qu’avant avec l’accord signé par une partie des organisations syndicales.

Reprise d’une tradition, une intervention du président interrogé par deux journalistes, Léa Salamé et Gilles Bouleau qu’on aurait aimé plus pugnaces.

De grandes annonces étaient attendues, hormis l’exonération de charges sociales pour favoriser l’emploi des jeunes particulièrement concernés par l’après crise sanitaire, on n’aura pas vu grand-chose. N’a pas manqué le credo sur la baisse d’impôts. Rappelant les manifestations des Gilets jaunes, ou contre la réforme des retraites, la journaliste a évoqué l’hostilité, voire la haine à l’égard du président. Réponse : « C’est qu’ils n’ont pas bien compris mon action… La haine et la violence ne sont pas acceptables », mais il ne parlait pas des violences policières. La nomination de Darmanin ? Macron tape en touche. L’hôpital massacré ? Pas un mot, ni sur les inégalités. La domination de la finance sur l’économie ? Connaît pas. Et toujours la tendance à l’autosatisfaction, certes « il y a une crise de confiance » mais « on n’est pas les pires (dans la gestion de l’épidémie, notamment). » Toujours le refus du clivage droite/gauche « je crois au dépassement politique » dont on sait qu’il est, pour lui, un « nouveau chemin » vers la droite. Il rejette vivement l’idée du rétablissement de l’ISF, « s’adresser à ceux qui gagnent le plus ne réglera rien », ose-t-il. En revanche les foyers, pas forcément très fortunés, continueront à payer la taxe d’habitation. On aura aussi la confirmation que la réforme des retraites ne peut être abandonnée, que l’écologie est à prendre en compte… Ce qui restera de cette intervention estivale, c’est la perspective de « temps difficiles à venir », mais sûrement pas pour tout le monde. La justice sociale, la justice fiscale n’étaient visiblement pas au programme. Macron campe toujours sur les dogmes libéraux, le capital financier peut dormir tranquille.

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.

 

L’édito du TC par Nicole Gaspon. Droit dans ses bottes

le 17 juillet 2020

    A voir aussi



     
    44 Avenue de Prades 66000 Perpignan Tél: 04.68.35.63.64