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Développement des lignes SNCF dans les Pyrénées-Orientales. Les cheminots dénoncent « un enfumage »

Les cheminots CGT n'ont pas été convaincus par les dernières annonces du gouvernement et du Premier ministre, Jean Castex, concernant les diverses lignes ferroviaires. Ce lundi 10 août 2020 les responsables syndicaux locaux faisaient un tour d'horizon de la situation et dénonçaient un « enfumage » à tous les étages.

Dans les Pyrénées-Orientales, les divers dossiers liés au transport ferroviaire, voyageurs et fret, ne manquent pas. À chaque cas des problématiques différentes sont présentes. Ce lundi les cheminots CGT détaillaient les divers cas de figures et fustigeaient les solutions proposées par le gouvernement pour améliorer la situation.

Train primeur : « Tout est prêt si… »

Cela fait des mois que cette liaison entre Perpignan (la zone Saint Charles) et Paris (Rungis) est sous les feux de l'actualité. Ce train reliait le site qui concentre dans le département toute la production fruits et légumes locale, mais aussi internationale, et la capitale. Au plus fort de son activité, la ligne primeur transportait de quai à quai 400 000 tonnes de denrées entre le Roussillon et Rungis. Puis, pour des raisons diverses, le fret est retombé  à 120.000 tonnes seulement. Depuis juillet 2019 la ligne est suspendue mais de nombreuses annonces indiquent qu'elle devrait reprendre.  « Le Premier ministre », insiste Lucas Mas syndicaliste CGT, « nous parle d'une autoroute ferroviaire entre Barcelone et Anvers pour 2021. C'est une chose, soit. Mais le train primeur peut reprendre dès maintenant si les politiques le décident. Tout est prêt, les wagons spécifiques ont été remis en conformité, tout peut redémarrer sans attendre encore des mois et des mois. De plus, l'autoroute ferroviaire Barcelone-Anvers, avec la possibilité d'un crochet éventuel par Perpignan, n'est pas adaptée à la spécificité du fret primeur. Notamment à cause des horaires qui ne correspondent pas à ce qu’attendent les chargeurs locaux. »

TGV Perpignan-Barcelone : « Il n'y aura plus assez de rames »

Durant des décennies on a rêvé de pouvoir prendre le train à Perpignan pour rejoindre Barcelone à grande vitesse. La ligne a été conçue, elle a été calibrée pour faire circuler vingt aller retours de trains par jour. Au plus fort de son fonctionnement, ils n'étaient que sept. « Aujourd’hui, explique encore le cheminot, pour cause de Covid, il n'y a que deux liaisons. Le problème c'est que même si demain tout revenait dans l'ordre, il n'y aurait plus assez se rames pour retrouver le niveau d'avant la crise. » Et d’expliquer que la SNCF, via une de ses filières, a pris la gestion de la liaison Barcelone-Madrid, et y a intégré deux rames TGV à demeure. Elles viennent ainsi manquer sur le réseau national. « Des équipements payés par les impôts des Français, confie encore le syndicaliste, qui maintenant servent a enrichir une filiale privée en Espagne. »

Trains de nuit : « Il va falloir que la SNCF reprenne la gestion »

« Le gouvernement assure qu'il veut relancer les trains de nuit », explique encore Lucas Mas. « Nous ne pouvons qu'applaudir. Par contre, il va aussi falloir que la SNCF reprenne la gestion de la ligne Toulouse-Port-Bou que la Région soutient et la maintient en activité. C'est 1,4 million d'euros que la collectivité a investi . Cette somme devrait maintenant aller sur l'ensemble des lignes TER d'Occitanie. »

Denis Dupont (L’Indépendant, le 11 août 2020)

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