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PCF 66. Conseil départemental du 8 septembre 2020

Rapport Nicolas Garcia

Le plan de relance présenté par l’exécutif est censé remettre l’économie française sur les rails de la croissance après la pandémie de Covid-19 et lutter contre le chômage, avec la crainte de très nombreuses faillites d’entreprises. L’exécutif a voulu frapper les esprits avec un engagement de 100 milliards d’euros. 30 milliards d’euros à la transition écologique, 34 milliards à la compétitivité des entreprises et 36 milliards à la cohésion sociale et territoriale. A titre de comparaison, l’Allemagne a engagé un plan de 137 milliards, dont 80 milliards de mesures d’urgence et 57 milliards de mesures d’investissements de transformation de l’économie. Avec ce plan intitulé « France relance », le gouvernement espère la création de 160.000 emplois supplémentaires en 2021, alors que 800.000 destructions sont attendues en 2020. L’objectif de l’exécutif est aussi d’engager, avec ces annonces, la politique économique et sociale de la dernière partie du quinquennat, tout en continuant à vouloir « transformer la France » à 18 mois de la prochaine élection présidentielle. Objectif politique : dégager l’horizon présidentiel d’Emmanuel Macron.

La réalité du « plan de relance » c’est qu’il n’est pas à la hauteur. Aucune rupture avec une orientation économique et sociale en échec face aux enjeux d’égalité et de transition écologique. Il s’agit d’un plan de reprise et de continuité de la politique de l’offre du gouvernement Philippe, avec une accélération via une baisse massive de la fiscalité pour les entreprises. Avec 20 milliards de réduction de l’impôt sur la valeur ajoutée -une très vieille demande du patronat-, un cinquième des 100 milliards est englouti dans un énième cadeau fiscal aux entreprises. Le chiffre des 20 milliards n’est qu’une première étape. Sauf décision contraire, cette saignée aura chaque année des conséquences sur le budget de la nation, à partir de 2023. À la différence des autres mesures, c’est bien une aide de 20 milliards d’euros par an, sans limite de temps, qui est proposée dans ce plan. Pour Mathieu Plane, économiste de l’Observatoire français des conjonctures économiques, le plan du gouvernement, qui n’est ni un plan de relance, ni un plan d’urgence, n’empêchera ni les faillites, ni les licenciements. Pour Thomas Piketty, ce plan « néglige la demande sociale » -qui s’est renforcée avec la précarisation d’une partie de la population avec les conditions du confinement- qui s’exprime dans le pays et est « déséquilibrée » en faveur du secteur marchand et des entreprises. Pas d’augmentation des salaires. Le gouvernement répond à cette question en parlant systématiquement du niveau de l’épargne des Français (100 milliards) pour repousser toute proposition de soutien à la consommation. Pour Bercy, le plan de relance doit provoquer un regain de croissance de 1,5 point de PIB, étalé entre 2020 et 2021. Pour Alain Minc, il aurait fallu faire un plan de relance à 200 milliards. En tout cas, une chose est sûre aujourd’hui, pour les libéraux, il y a de l’argent disponible ! Alors que de très nombreuses familles populaires vont basculer dans la précarité et la misère dans les prochains mois. Dans ce plan de relance, le soutien aux personnes les plus précaires (majoration de 100 euros de l’allocation de rentrée, tickets restaurants universitaires à 1 euro et soutien aux associations) ne représente que 800 millions, soit 0,8 % du plan de relance. Rien pour les premiers de corvée avec l’absence de mesures fortes face à la hausse des inégalités liées aux crises sanitaires et sociales. Pas d’investissements et de recrutements dans le secteur public, notamment dans les secteurs stratégiques comme la santé, l’éducation ou la recherche. Il s’agit donc d’une relance avec une approche classique, pro-entreprises, dans la continuité de la politique menée depuis 2017. Elle va contribuer à doper les cours boursiers et immobiliers, ce qui contribue à enrichir ceux qui détiennent déjà le patrimoine. Au final, derrière des annonces qui peuvent apparaître comme « inédites » et « fortes », la macronie et sa nouvelle recrue Jean Castex, fait preuve d’opportunisme en profitant du moment « post-Covid » et du soutien européen pour financer sa politique de compétitivité et de soutien aux grandes entreprises et à la finance. Pour le Medef, ce plan correspond « globalement » à ce que le patronat a demandé. Cela a le mérite d’être clair.

Il faut lire le grand entretien de Patrick Artus, membre du comité exécutif de Natixis, publié dans le journal « Les Echos » du 3 septembre et titré : « il faut nous préparer à une phase de durcissement du capitalisme ». En voici un extrait : « la réaction des entreprises à la crise sera des plans d’économies, des baisses de salaires, des délocalisations encore plus massives. Le capitalisme néolibéral que l’on critique tant va se durcir dans les années qui viennent sous l’emprise de la nécessité. L’un des effets de cette crise, c’est que la croissance mondiale va ralentir pour longtemps. Ça n’est pas le climat le plus favorable qui soit pour réformer de fond en comble le capitalisme ». Il poursuit : « ce plan va dans la bonne direction, mais il est sous-dimensionné. Prenons l’exemple des impôts de production. Le gouvernement les baisse de 20 milliards sur deux ans. C’est bien, mais il faudrait les amputer de 50 à 60 milliards pour retrouver les standards qui sont ceux de nos principaux concurrents ». Dans un tel contexte, la question d’un vrai contrôle des aides publiques aux entreprises va être de plus en plus posée. Puisque Jean Castex ne cesse de dire que « c’est en France que l’aide d’urgence aux entreprises a été la plus massive », comment garantir la bonne utilisation de ces milliards en matière d’emploi, d’écologie et de fiscalité ? Il y a, sur ce sujet, de nombreuses propositions venant des partis de gauche et des organisations syndicales. Avec quelles convergences fortes ? Quelle forme d’action au niveau national et dans les régions, les bassins d’emplois ? Il faudra aussi être très attentif sur l’évolution du droit du travail. Des dispositions ont été prises, par ordonnances, pendant la crise sanitaire, pour réduire les « contraintes » dans de nombreux domaines (urbanisme, marchés publics) pour une période qui était censée ne durer que quelques mois. Ces règles pourraient être prolongées, ou devenir définitives, ou être renforcées.  Le gouvernement compte sur un retour de la « confiance » alors que, dans plusieurs pays, le choix a été fait de baisse de la TVA (Allemagne), d’augmentation des bas salaires.

La dernière livraison d’août de l’Insee sur le moral des ménages ne va pas dans cette direction. Les acteurs de la solidarité demandaient trois mesures fortes pour les plus fragiles : la revalorisation du RSA et son ouverture aux jeunes, la relance de la production de logements sociaux, le triplement des postes d’insertion par l’activité économique. On vient récemment d’apprendre que le vaccin au Covid-19 qui est aujourd’hui élaboré en France sera produit aux États-Unis. Sanofi passe aux essais cliniques pour son vaccin, les États-Unis misent sur une parade efficace au coronavirus dès novembre.

Le chef du gouvernement a indiqué que le Parlement serait appelé à légiférer. Le code du travail est de nouveau dans le viseur. Décryptage des principales annonces : transition écologique, compétitivité des entreprises, cohésion sociale et territoriale. Pour aller à l’essentiel, le plan se divise en trois grands chapitres. D’abord la transition écologique et le « verdissement de l’économie », dont les plus grosses sommes seront investies dans les transports. L’objectif affiché est de générer à terme des économies de 57 millions de tonnes de CO2.

Seulement 8,5 % de marchandises sont aujourd’hui transportées par le train en France, contre 35 % en Suisse, 32 % en Autriche et 18 % en Allemagne. Des critiques se sont exprimées après ces annonces : 30 milliards sont insuffisants pour assurer à eux seuls la transition écologique de l’économie, il faudrait investir cette somme pendant dix ans pour respecter les objectifs de la stratégie nationale. Depuis le début de la crise sanitaire, la France a adopté 43 milliards d’euros d’aides pour les grandes entreprises, dont les industries les plus polluantes comme l’aérien et l’automobile, sans réelles contreparties environnementales. En début de mois, le journal Le Monde a révélé que la banque BPI France s’apprête à soutenir Total pour un projet gazier dans l’Arctique russe.

Depuis le début du quinquennat, Emmanuel Macron n’a pas réussi à convaincre sur sa politique environnementale, ni sur sa détermination à en faire un combat prioritaire. Des sujets majeurs passeront à la trappe comme la renégociation du CETA.

Le second axe du plan porte sur « la compétitivité des entreprises » (34 milliards) avec une baisse de 10 milliards d’euros par an des impôts sur la valeur ajoutée. Ce nouveau chèque en blanc pour les entreprises s’ajoute à la baisse de l’impôt sur les sociétés. L’objectif est de « ré-industrialiser » la France. Rien ne le garantit. Cette baisse de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises va d’abord profiter aux grandes entreprises. Un quart de cette baisse va profiter à 280 sociétés, tandis que 250.000 d’entre elles, les plus petites, n’y gagneront que 125 euros. Une nouvelle fois, une quantité considérable d’argent public est dirigée vers les grands groupes, ceux qui peuvent déjà le plus échapper à l’impôt. Cette opération est aussi une nouvelle attaque contre l’autonomie financière des collectivités locales. Cette baisse des impôts de production devrait reposer sur une réduction de moitié de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) correspondant à la part perçue par les régions, soit 6,8 milliards d’euros de recettes qui seront compensés par une fraction équivalente de la TVA nationale. Puis, par une réforme de la valeur locative des établissements industriels (1,75 milliard) et de la cotisation foncière des entreprises (1,54 milliard), ce qui provoquera une baisse de recettes pour les communes et les intercommunalités. Le gouvernement annonce une compensation à l’euro près. Ce qui pose de nouveau la question de l’autonomie financière du bloc communal. Aucune contrepartie directe n’est demandée aux entreprises. Les syndicats ont réagi et ils aborderont le sujet lors de la deuxième conférence sociale qui se tiendra en octobre. Bruno Le Maire vient d’annoncer le maintien du fonds de solidarité en faveur des petites entreprises, des indépendants et des micro-entrepreneurs des secteurs les plus touchés par la crise « tant que la crise est à son plus haut ». Il permet le versement d’une aide forfaitaire mensuelle d’au moins 1.500 euros par mois. Quant au volet « cohésion sociale et territoriale », il s’agira essentiellement de mesures pour l’emploi (chômage partiel de longue durée, formation, plan jeunes pour un total de 16 milliards), la cohésion territoriale (construction de logements sociaux, aide aux petits commerces, soutien aux collectivités pour 9,5 milliards) et d’investissements sur la dépendance ainsi que ceux annoncés dans le cadre du Ségur de la santé (6 milliards). Les mesures de chômage partiel, qui sont prévues actuellement jusqu’à la fin de l’année, seront prolongées « si nécessaire », pour les secteurs les plus exposés (hôtellerie, cafés, restaurants, événementiel). Un dispositif d’activité partielle de longue durée a été présenté comme un « bouclier anti-licenciements » fin juillet pour des secteurs faisant face à une réduction d’activité durable (exemple : aéronautique). Il autorise une réduction du temps de travail jusqu’à un maximum de 40 % d’heures chômées, sous condition d’un accord d’entreprise ou de branche, sur une période de 6 à 24 mois. Pour rappel, environ 2,4 millions de salariés du secteur privé étaient en chômage partiel en juillet (2 millions de moins qu’en juin, ils étaient 8,8 millions en avril). Sur l’emploi, le plan de relance comporte des aides financières pour les entreprises qui recrutent des jeunes : primes à l’embauche d’une personne de moins de 26 ans, subventions pour les contrats d’apprentissage et de professionnalisation, extension du service civique, développement du parcours d’accompagnement, un programme de formation pour les salariés qui travaillent dans des entreprises recourant au chômage partiel. La question de la dépendance n’a pas été abordée lors de la présentation de ce plan de « relance ». Une loi a été votée en juillet, créant une 5ème branche de la Sécurité sociale, liée à la perte d’autonomie. Le financement a été renvoyé à un rapport qui sera remis dans quelques jours.

Il y a aussi le projet de réforme pour les prochaines élections législatives (proposition de changement du mode de scrutin élaboré par Jean-Louis Bourlange) et inquiet par sa difficulté à s’implanter sur le territoire et au rejet subi notamment aux municipales LREM et une partie de LR, le MODEM inquiet d’être éliminé par le RN d’un combat de deuxième tour droite gauche, essaye d’inventer « une majorité présidentielle » qui produirait des candidatures uniques au départementales, régionales et autres législatives. La perception du positionnement politique d’Emmanuel Macron par l’opinion publique est aujourd’hui très clairement marquée à droite. 58 % de ses électeurs en 2017 le perçoivent ainsi. Au cours des dernières semaines, des faits de violence, très médiatisés, ont été instrumentalisés par la droite et l’extrême-droite. Fin juillet, dans le cadre d’un entretien au journal Le Figaro, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a évoqué un « ensauvagement » d’une partie de la société française. Jusqu’ici, ce registre était celui de la seule droite extrême, en référence à l’essai publié en 2013, « La France orange mécanique » par Laurent Obertone. Xavier Bertrand vient récemment de reprendre cette expression. Plus qu’une victoire sémantique pour le RN, il s’agit d’une nouvelle étape dans la glissade d’une partie de la droite, et aujourd’hui avec un relais direct au ministère de l’Intérieur, sur le terrain idéologique de l’extrême-droite. Nous avons sur Perpignan, les travaux pratiques d’une collusion idéologique entre des gens de toutes les droites avec l’extrême-droite. Les digues de la banalisation sautent toutes et malheureusement en renvoyant la droite et l’extrême-droite dos à dos quelques communistes à titre individuel y ont contribué.

Le choix fait par le gouvernement comme par des gens comme Emmanuel Valls de célébrer la République conservatrice de Léon Gambetta (150 ans), préférant cette date, au 21 septembre (1792) ou à 1848 montre la droitisation de l’exécutif, tournant le dos à une approche émancipatrice de la République, à l’universalisme, à de nouveaux droits. Pour sa rentrée politique, Marine Le Pen s’est engagée à combattre « la barbarie », en mettant plus que jamais l’accent sur « l’insécurité » en lien avec « l’immigration anarchique et incontrôlée ». Pour Le Pen « la bataille idéologique, ça fait des années qu’on l’a gagnée. Ce qu’on attend, c’est la victoire politique ». Alors qu’une enquête d’opinion récente publiée par Libération montre que la sécurité n’arrive qu’au 5ème rang des préoccupations des français, le grand danger de la période à venir, le piège tendu, est un débat politique et médiatique tournant en boucle sur les questions sécuritaires et identitaires au détriment de la question sociale, écologique et démocratique. Face à cette situation notre parti, les militantes et militants communistes ne peuvent, ne doivent pas rester l’arme au pied. Bien évidemment il y a le mouvement social qui est là bien présent durant les mois écoulés et ce malgré les difficultés qu’engendre la crise sanitaire. Le 17 septembre, il y aura un moment fort de résistance et de propositions à l’appel de certains syndicats dont bien sûr la CGT. A la mi-octobre notre parti nationalement organise deux journées d’action pour l’emploi (notre pays comptera près d’un million de chômeurs supplémentaires à l’automne) tracts, affiches, conférence de presse, la direction nationale propose de mobiliser tout le parti sur cette bataille essentielle. Nous aurons aussi la fête du centenaire du PCF le 28 novembre à Alénya (si le COVID le permet). Il va de soi que la vente du pass - bon de soutien à 10€ doit nous permettre de rencontrer des milliers de nos concitoyens dans un contexte de résistance et aussi de campagne électorale pour les Départementales et les législatives.

Naturellement dans notre département la situation nous inquiète encore plus, car il va de soi que les conséquences de la crise sanitaire et des solutions départementales seront encore plus dures dans des territoires comme le nôtre, qui battait déjà tous les records de la souffrance sociale et humaine, du chômage, de la précarité, voire de la misère. Et dans lequel au demeurant les conséquences du COVID ont forcément impacté l’économie liée au tourisme malheureusement devenue une des plus importantes des P.O. Heureusement, encore une fois, les collectivités territoriales comme les mairies, le Département et la Région ont été là pour soutenir la population et les petites entreprises des P.O. Avec cette situation de l’emploi que vous connaissez bien toutes et tous, la campagne que propose le parti sur cette question est vraiment un moment à côté duquel les communistes doivent passer.

C’est dans ce contexte très dur que vont arriver au printemps les élections départementales et régionales. Dans notre département comme dans notre région la gauche rassemblée au deuxième tour, grâce à son unité, a conservé ou gagné en 2015 le Département et la Région. Elle dirige depuis ces deux importantes collectivités avec une politique économique, sociale et humaine, non exempte de critiques, ni de possibles améliorations, qui a permis au plus grand nombre de mieux affronter les conséquences des politiques libérales menées par E Macron, mais aussi aux tissus de PME de survivre dans un contexte compliqué de concurrence exacerbée, de baisse du pouvoir d’achat. Ces politiques, notamment grâce à la présence d’élus communistes dans les majorités qui les mettent en œuvre, se différencient de celles que la droite met en œuvre ailleurs et mettrait en œuvre ici si par malheur elle  avait été élue. Dans 6 mois à peine, si les citoyennes et citoyens, et si nous mêmes n’y prenons pas garde, la droite et l’extrême-droite menacent à nouveau et risquent, après Perpignan, de faire main basse sur ces deux institutions qui seront des lieux de résistance, de propositions et d’actions, contre la droite macroniste et non macroniste et l’extrême-droite lepeniste et non lepeniste qui ne rêvent que de servir l’austérité et leurs amis les plus riches.

Dans notre département où la droite tient l’agglo et l’extrême-droite la ville de Perpignan, il faut préserver le Conseil Départemental et Régional à gauche. Certes pour le contrepoids politique mais aussi pour préserver les politiques de relances sociales et économiques que les deux collectivités mettent en œuvre et proposent de mettre en œuvre  grâce aux communistes : protection des plus défavorisés, soutien aux EHPAD, aides ménagères mais aussi plan d’investissement de 500.000 millions d’€ en 4 ans qui va relancer les entreprises et satisfaire des besoins humains. Chacun s’accorde à dire, sauf Macron et son gouvernement, qu’il faut une relance de l’économie par la satisfaction des besoins humains et sociaux. Et bien ne nous privons pas de poser cette question à nos concitoyens : quand dans l’histoire la droite a-t-elle été capable de faire ça ? Jamais !

Il faut donc que la gauche, toute la gauche, avec les citoyens progressistes et écologistes partent unis à ces batailles, c’est indispensable, si nous voulons compter sur les électrices et électeurs, ils doivent pouvoir compter sur nous pour nous unir et montrer que nous faisons passer nos propres intérêts de partis et à fortiori nos egos derrière leurs intérêts de citoyens. Nous proposons que pour le Département la majorité engage une démarche envers les autres forces politiques et citoyens pour aboutir à des candidatures communes, partagées, dans chaque canton.

Un mot enfin pour évoquer la conférence fédérale qui aura lieu le 3 octobre ici même, à moins que vous ne préfériez l’organiser à Elne. Pour respecter la distanciation physique notamment et aussi un peu pour la symbolique. Il s’agit essentiellement de renouveler la direction fédérale et le secrétaire départemental. Vous le savez ou pas je suis officiellement à la retraite depuis le 1er septembre. Je ne suis donc plus dans les effectifs salariés de la maison. Conformément à mon engagement lors de la dernière conférence fédérale, nous sommes à mi mandat et je passe la main après 30 ans au service (comme permanent) du Travailleur Catalan et du parti. Je l’ai fait de mon mieux et je continuerai à le faire avec des formes différentes, mais il est temps que je quitte la tâche de secrétaire départemental et celle de membre de l’exécutif départemental, même si je crois et les membres de l’exécutif partagent cette analyse que je dois être présent durant les négociations de pré campagne électorale, pour les départementales et régionales.

Je le dis même si mon action à la tête de la fédé doit plus engendrer la critique que les compliments, j’ai fait de mon mieux et j’ai été beaucoup aidé par le collectif dirigeant qui m’a accompagné dans cette tâche. Vous connaissez ma situation, elle m’empêche d’exercer correctement mes responsabilités de secrétaire départemental, de fait cela fait des mois que cela dure et maintenant il faut que ça s’arrête. Notre parti ne manque pas de ressource et je suis sûr que notre conférence fédérale trouvera une remplaçante ou un remplaçant à ce poste. L’exécutif et moi-même feront des propositions au Conseil Départemental le moment  venu. Mais d’ores et déjà les candidatures pour le conseil départemental et même pour le secrétariat fédéral sont ouvertes, elles passeront évidemment par les conférences de sections.

Compte rendu des débats du conseil départemental

Sur la situation sociale et politique induite par la pandémie et notamment sur l’intervention du PCF dans l’espace politique. Plusieurs initiatives ont été programmées et certaines sont en cours notamment dans la distribution d’un tract sur la rentrée scolaire ainsi que sur une pétition pour la gratuité des masques.

Le PCF doit aussi être une force de proposition concernant l’après COVID en tenant compte de ce que cette épidémie a fait apparaitre. Au regard du plan de 100 milliards du gouvernement le constat est plus que pessimiste et dans ce contexte les propositions du PCF doivent être d’autant plus pertinentes pour une reprise économique et sociale de notre pays.

Les projets de déploiement des centres de santé, les services publics de proximité qui ont été qualifiés de première ligne ou de ligne de front par ce gouvernement sont totalement oubliés. Les questions de proximité telles les transports doivent faire l’objet de propositions concrètes dans un contexte d’autant plus favorable qu’il fait émerger des besoins fondamentaux. Le RER catalan par exemple. Le CD propose l’organisation de rencontres afin de populariser toutes ses propositions. Les sections sont chargées de faire des propositions de débats publics et d’initiatives.

Les élections départementales et régionales. C’est un enjeu totalement imbriqué d’autant plus dans le contexte actuel qui menace l’ensemble des acquis sociaux des Français. Le risque de basculement à droite et à l’extrême droit du département des Pyrénées-Orientales est véritable si la gauche n’avance pas unie. Le PCF 66 propose une démarche conjointe pour des candidatures uniques à gauche. Cette proposition va faire l’objet d’une communication du PCF (conférence de presse -tracts- démarche en direction des autres forces). C’est un enjeu fort compte tenu des compétences sociales et de santé. Un basculement à droite et pire à l’extrême droite serait un séisme pour ce département déjà très touché par la précarité et le chômage. L’enjeu pour le PCF est donc double, garder le CD à gauche et nos 5 élus dans cette collectivité.

Pour les membres du CD, les élections régionales seront aussi un marqueur fort dans la période où les entreprises et les salariés souffrent énormément (chômage partiel, conditions de travail dégradées, dépôt de bilant, etc …). Nous avons besoin d’un conseil régional qui dans la période poursuive les politiques engagées, notamment en matière de transport avec JL Gibelin vice président communiste notamment en ce qui concerne les TER mais aussi l’inter modalité indispensable à des transports publics qui répondent aux besoins des habitants. En lien aussi avec Patrick Cases que nous souhaitons reconduire pour les Pyrénées-Orientales. La gauche n’a pas démérité ces 6 dernières années mais il faudra convaincre et là aussi rester unis pour poursuivre les politiques engagées et en mener d’autres.

Une conférence régionale du PCF est programmée afin de déterminer la posture des communistes à ces prochaines élections le 26 septembre à Toulouse. Selon les statuts nous avions été 12 représentants des P.O à nous rendre à la dernière conférence. Les sections sont chargées de faire des propositions pour cette délégation.

Conférence départementale du 3 octobre prochain : cette conférence se tiendra à Elne à la Chapelle San Jordi. Outre le départ de Nicolas Garcia désormais en retraite et devenu maire d’Elne, nous aurons la charge de renforcer notre conseil départemental ainsi que l’organisation de notre fédération dans son ensemble. Nous prendrons contact avec l’ensemble des membres du CD afin de savoir s’ils souhaitent poursuivre au sein du CD. Nous aurons aussi la tâche de faire de nouvelles propositions pour renforcer notre conseil départemental. Pour cela nous sollicitons les directions de section. Cette conférence sera l’occasion de faire un point sur notre fédération (financier et organisationnel) afin de poursuivre notre démarche pour améliorer les relations entre nos structures et pour répondre aux défis de cette période. Les sections sont invitées à organiser leur conférence et à former leur délégation pour la conférence départementale en tenant compte des dates importantes ci-dessus et notamment de la conférence régionale.

Nous avons évoqué le centenaire du PCF et la fête que nous préparons pour le 28 novembre. Les bons de soutien seront à la disposition des communistes fin septembre. L’objectif est le placement de 1 000 bons. Le programme complet et indicatif suivra ce compte rendu dés la semaine prochaine. Un spécial TC centenaire sortira mi octobre.

En fin de réunion question diverse

Nous avons  traité de la gestion du terrain du bocal du Tech. Des camarades souhaitent que la charge financière pour son aménagement puisse être répartie sur l’ensemble des sections plutôt que de contractualiser une convention entre les structures du PCF. Une commission se réunira afin de débattre de ce sujet et pour faire une proposition concrète et acceptée de la gestion de ce lieu essentiel pour la fête du TC et les communistes.

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