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Covid-19. Travaille et tais toi

Pandémie. Il n'est pas question de sous-estimer la crise sanitaire mais la façon dont le gouvernement la gère depuis le début laisse pantois.

Après l’interview d'Emmanuel Macron, Jean Castex a tenté de justifier les mesures limitant les libertés. Il était flanqué de quatre ministres pour convaincre sans la moindre allusion à la gestion chaotique depuis le début de la crise.

Le sytème de santé malade de sa gestion financière

En résumé, pour les zones à risque, soit plus de 20 millions d'habitants : « À 21h, tout le monde devra être chez soi, les établissements recevant du public devront être fermés. … Ces mesures seront applicables pendant 4 semaines, et nous allons demander au Parlement de les prolonger, le temps de désengorger notre système de santé » a déclaré le Premier ministre.

Ah bon ! Désengorger le système de santé ? On a recommencé à refermer des lits que l'on avait ouvert pendant la première vague, on refuse d'embaucher du personnel soignant pour pallier le manque et laisser souffler ceux qui sont sur le terrain depuis plus de 8 mois. La population les a applaudis à 20h tous les soirs pendant des semaines mais le gouvernement refuse de reconnaître leur engagement et leurs qualifications. L'argent et les moyens promis pendant le  Ségur sont dérisoires par rapport aux besoins.

À la place des congés non pris, le personnel de santé recevra une indemnité compensatoire de 110 à 200 euros brut par jour. Comme si le non repos se monnayait ! Jean Castex a fait vœu d’anticiper le rattrapage salarial promis aux soignants lors du Ségur de la santé. Après 90 euros par mois octroyés dès septembre, il indique verser la 2e tranche de 93 euros « avant la fin de l’année » et non plus dès le mois de mars. Quelle obole ! Le personnel en a ras le bol et commence à démissionner.

Vivre sous conditions

Il sera tout de même possible de déroger au couvre-feu à l'aide d'une attestation obligatoire. Attention aux récalcitrants, les sanctions vont tomber. 12.000 policiers et gendarmes seront mobilisés aux seules fins de sanctions financières. On en revient à la politique du chiffre mais pas un centime de plus pour le système de santé.

Est-ce rendre les populations responsables que de brandir le bâton sans mettre les moyens de juguler la pandémie ? De 21h à 6h du matin : attention le virus se réveille, c'est un noctambule. Interdiction de se détendre même en respectant les gestes barrières.

La culture est mise sous cloche et pas un rond ou presque n'est prévu pour les intermittents du spectacle, principales victimes. Les bars, les restaurants et les salles de spectacles devront fermer à 21h dans les zones à risques. Ils devront clore même plus tôt pour permettre aux personnes de rentrer chez eux avant l'heure fatidique.

Les mariages, les soirées étudiantes… sont interdits sur tout le territoire. Il est même conseillé de limiter les repas familiaux à 6 personnes. Par contre on pourra toujours aller s'entasser dans les transports en commun pour aller travailler. Les écoles et les facultés aux amphis bondés resteront ouverts car, et c'est bien connu, le virus ne circule pas de 6h à 21h.

La population commence à émettre quelques doutes. La Cour de Justice de la République vient d'ouvrir une enquête, suite à des plaintes, une information judiciaire pour « abstention de combattre un sinistre ». Les enquêteurs ont perquisitionné au bureau et au domicile d’Édouard Philippe (ancien Premier ministre), d'Agnès Buzin (ancienne ministre de la Santé), de Nicolas Véran (ministre de la Santé) et Sibeth Ndiyae (ancienne porte-parole du gouvernement)…

Dominique Gerbault

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