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Conflans-Saint-Honorine / Nice. Droite et extrême droite se lâchent

Ignoble. Les droites hurlent avec les loups.

À l'heure où dans des milliers de communes et, demain, dans les écoles, des hommages ne cessent d'être rendus aux horribles assassinats fomentés par l’extrémisme religieux, la droite et son extrême vitupèrent. Elles s'autorisent à pouvoir tout dire.

Les groupes identitaires n'ont cessé de scander toute une soirée dans les rues de Nice : « On est chez nous ! Niçois, réveillez-vous ! L’islam dehors ! ». Ces organisations ne cessent de s'attaquer aux mouvements antifascistes à coup de barre de fer allant même jusqu'à tuer. Ces mouvements devraient être interdit dans toute république.

Le Parti Les Républicains a pris le relais en tirant à boulets rouges sur l’immigration. « Le problème de l’immigration et de son contrôle doit être posé », a commencé son président Christian Jacob, pour qui « il faudra faire évoluer les textes » car « nous ne pourrons pas gagner la guerre contre cet ennemi avec les lois de la paix ». Guillaume Peltier, numéro 2 LR renchérit : « C’est la guerre : anéantissons l’ennemi, protégeons notre peuple, sauvons notre civilisation ». Le député LR des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, propose lui « un Guantanamo à la française », en référence au centre concentrationnaire de l’armée américaine, afin de « mettre hors d’état de nuire » les détenus « les plus dangereux ».

Autant de propositions qui ne sont pas sans rappeler la rhétorique de Marine Le Pen, leader du Rassemblement national, qui affirme vouloir « vraiment » déclarer « la guerre contre l’islamisme ». Marine Le Pen, rappelons le, n'a pas daigné se déplacer au rassemblement de la place de La République à Paris pour l'hommage rendu par le peuple de France à Samuel Paty. De peur, sans doute, d'être mal reçu.

Le gouvernement n'est pas en reste quand Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, attaque les universités et en particulier l'UNEF quand il déclare que « l'islamo-gauchisme fait des ravages à l'université » et que « l'UNEF cède à ce type de chose ». De même qu'Olivier Véran, ministre de la Santé, s'étonne qu'il y ait des « rayons communautaristes » dans les magasins.

La stigmatisation d'une religion et d'un peuple, est-ce la solution ?

À gauche, organisations politiques, monde associatif et syndicalistes ont choisi calme et sérénité. Ils appellent à « une réponse républicaine qui rassemble ». Dans une tribune parue dans le journal Le Monde, ils répondent aux accusations d’« islamo-gauchisme ». « Depuis la tragédie du 16 octobre, certains, parfois même au sein du gouvernement, se sont engagés sur la voie des anathèmes et des accusations délirantes », écrivent-ils. « Ils prennent la lourde responsabilité d’affaiblir le pays face aux terroristes en dressant les Français les uns contre les autres », ajoutent-ils. Or « il n’y a pas de fatalité à ce que la France tombe dans le piège tendu par les terroristes ». Pour cela, il faut d’abord rester « dans le cadre de l’État de droit ».

Mais « pour être efficace, il nous faut combattre l’intégrisme islamiste en priorité sur le terrain éducatif, social et politique », estiment les signataires de cet appel. « La République, promesse inachevée, doit repenser sa présence dans tous les territoires pour faire exister l’égalité réelle par des politiques publiques offensives, avec des moyens humains et financiers substantiels ».

Liberté, Égalité, Fraternité sont les trois maîtres mots de La République que l'on doit faire résonner partout en France. Le mot Laïcité doit venir ensuite pour renforcer le respect de chacun.

Dominique Gerbault

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Conflans-Saint-Honorine / Nice. Droite et extrême droite se lâchent

le 01 novembre 2020

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