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Gestion de la crise sanitaire

« Le mille feuilles français ». Les collectivités locales gèrent et suppléent à la défaillance de l’État.

Heureusement que « le mille feuilles français » est là pour gérer la crise sanitaires. Toutes les strates des collectivités locales, des mairies aux régions, n'ont pas hésité à mettre la main à la poche pour venir en aide à celles et ceux qui étaient le plus en difficulté ainsi qu'à tous les autres.

Aides alimentaires directes, assistance auprès des plus âgés, renforcement des personnels assurant les services dans les crèches, écoles et périscolaire, recherche, achat, voire fabrication puis distribution de masques protecteurs quand régnait la pénurie, propreté publique assurée, soutien au monde culturel et économique en grande difficulté… la liste est longue. Les collectivités locales ont répondu présentes pour suppléer aux carences de l'État.

Des actions indispensables

Sans leurs actions, face à la pandémie, la vie serait un insupportable chaos. Ces institutions locales sont des boucliers sociaux face à la crise sanitaire, économique et humanitaire. Les populations ne s’y trompent pas, moins d'une personne sur trois fait confiance à l'État sur la gestion de la pandémie tandis que les collectivités recueillent l'approbation de 80 % de la population(*).

Aussi, les collectivités territoriales demandent une aide exceptionnelle à l’État pour compenser leurs dépenses et pertes liées au Covid et poursuivre leurs actions sans recourir à une augmentation des impôts locaux. Les maires de France réclament 14 milliards d’euros. La requête est modeste au regard des 160 milliards d’euros mis sur la table par l’État pour les entreprises l’an passé sans distinctions de celles qui en avait ou pas réellement besoin ou pas.

L'État en dehors des réalités

Comment peut-on accorder cadeaux fiscaux sans contrepartie à des entreprises comme le groupe pharmaceutique Sanofi, qui a engrangé 12,1 milliards d’euros de bénéfices en 2020, distribué 4 milliards aux actionnaires, licencié 1.700 personnes et qui accuse un retard coupable dans la sortie d’un vaccin ?

L'annonce récente du président de la République devant un aréopage de financiers et de grands industriels de réduire à 25 % l'impôt sur les sociétés est une véritable provocation. Si leur participation au financement des dépenses de la Nation baisse, et si la crise exige toujours plus de moyens, qui paiera ? Est-il juste, enfin, de refuser de rétablir l’ISF dont la recette annuelle couvrirait un RSA de crise destiné aux 800.000 jeunes sans ressources pérennes ?

Pour les collectivités locales, l'important est le bien-être des populations. Pour l'État, l'important, c'est d'aider les plus riches. Cela ne peut plus durer. La France de demain doit reposer sur la solidarité nationale, du sommet de l'État aux villages.

Dominique Gerbault

(*) OpinionWay-Cevipof et association des hauts fonctionnaires territoriaux.

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