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Le sort des chômeurs mis à mal

Pauvreté. La réforme de l’assurance chômage plonge les chômeurs dans la détresse.

Macron affirmait à un jeune privé d’emploi qu’il suffisait « de traverser la rue » pour trouver du travail. Il persiste en imposant sa réforme de l’Assurance chômage et fait fi de la crise aggravée par la pandémie de Covid-19.

L’objectif de cette réforme est strictement comptable. Comme dans sa logique libérale, le chômeur est fautif de son état, il suffirait donc de durcir les conditions d’indemnisations des privés d’emploi pour à la fois remettre les chômeurs au travail et faire réaliser de 1 à 1,3 milliard d'économie à l'Unédic.

L’obsession de la réforme est le durcissement de l’ouverture et du rechargement des droits. Il faudra avoir travaillé six mois au lieu de quatre pour prétendre à une indemnisation sur les 24 derniers mois. La plupart des intermittents du spectacle et les saisonniers n'y auront, de fait, pas droit.

Cette réforme sera mise en place dès le 1er juillet, et, à partir de cette date, tout nouveau privé d’emploi verra le calcul du salaire journalier de référence changer à ses dépens. Selon l’Unédic, plus de 800.000 futurs chômeurs auront une indemnité mensuelle inférieure de plus de 20 % par rapport au calcul actuel.

Dans un communiqué commun, la CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT et FO ont fermement répondu à Macron : « Nos organisations syndicales réaffirment collectivement que le chômage n’est pas un choix. »

La nécessité d'une forte réplique unitaire

Il est si facile de s’attaquer aux plus précaires ! À un an de l’élection présidentielle et donc de son bilan, s’en prendre aux chômeurs permet à Macron de cocher une promesse et d’envoyer un signal à l’électorat de droite. Sans courir le risque de nouvelles manifestations à l’image des mobilisations contre la réforme des retraites qu'il a du suspendre provisoirement. Les privés d’emploi sont isolés et n’ont pas les moyens de s’organiser collectivement.

Les syndicats dénoncent l’idéologie à l’œuvre : « Nos organisations syndicales demeurent en profond désaccord avec le principe fondateur de cette réforme selon laquelle la baisse des allocations-chômage inciterait à un retour plus rapide à l’emploi. Aux seuls dépens des demandeurs d’emploi. »

Au-delà d’un communiqué commun une réplique concertée et unitaire du mouvement social est nécessaire.

Dominique Gerbault

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Le sort des chômeurs mis à mal

le 14 mars 2021

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