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De nouveau sous cloche

Crise sanitaire. Les efforts à tous les niveaux se heurtent à une gestion calamiteuse due à la politique de l'argent roi.

Depuis le début de la pandémie, la politique de Macron a pour but de sauver le CAC 40 avant de sauver la population. Cela ne marche pas, le refus de libérer les vaccins des brevets n'a fait que retarder leur fabrication d'autant plus que la filière française de recherche et de production pharmaceutique a été littéralement abandonnée ces dernières années. Les efforts des collectivités et le volontarisme des personnels de santé ont été fatalement réduits à néant par cette politique.

Devant la recrudescence de la pandémie, Emmanuel Macron a été obligé de décider de procéder à un nouveau tour de vis national. De nouvelles restrictions frappent l’ensemble du territoire : fermeture des écoles ainsi que des commerces « non-essentiels », réduction des libertés de déplacement, sans parler des loisirs et de la culture qui en prennent encore un coup…

Un manque criant de vaccins

Depuis une quinzaine de jours, les indicateurs sanitaires se dégradent. Les collectivités font pourtant de leur mieux sur le terrain, ainsi que les professionnels de santé. Mais le problème reste toujours le même. Le manque de vaccins plombe l’immunité collective.

Pourtant, la promesse de l’arrivée massive de nouvelles doses pourrait enfin donner un coup d’accélérateur à la campagne vaccinale. C’est dans cette perspective que de nouveaux lieux de vaccination pourraient ouvrir dont un « vaccinodrome » en avril ou mai à Perpignan.

Jeudi 1er avril le Premier ministre Jean Castex a assuré, devant les parlementaires, que des mesures seraient prises pour aider les familles modestes dont les enfants seront privés de cantine et de petits-déjeuners gratuits. Les centres aérés seront eux aussi fermés pendant les vacances. On attend les dispositions concrètes mais ce sera sûrement à la charge des collectivités qui, elles, n'ont pas failli dans la gestion de la crise.

Promesses non tenues, la population se sent flouée

Le débat démocratique nécessaire est absent puisque tout est décidé au sommet de l’État, à l’Élysée et au sein d’un Conseil de défense opaque. Le « nous sommes en guerre » lancé par le président Macron en mars 2020 ressemble à un Verdun de la vaccination. « Ce n’est jamais bon de parler de guerre à propos d’épidémies » a très justement dit l’historien et professeur au Collège de France Patrick Boucheron. Car qui dit guerre, dit recul insidieux des libertés publiques.

L'audace pour sortir de cette crise, serait de libérer les vaccins de l’emprise du Big Pharma et des profits. Le règlement de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) le permet. Ce serait de reconstruire les capacités industrielles de la France et de l’Europe. Il est affligeant qu’au pays de Pasteur, nous soyons incapables de créer un vaccin !

Dominique Gerbault

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