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Changement de directeur à L’Humanité. Explications de Patrick Le Hyaric

Chères amies, chers amis,

Après 21 années à la direction de l’Humanité, j’ai demandé mercredi dernier, lors de la réunion du Conseil de surveillance, d’être déchargé de mes fonctions.

Cette réunion était l’occasion de présenter un bilan des résultats comptables 2020, d’informer sur le plan de marche de l’année en cours ainsi que des projets et développements de notre groupe de presse, de faire un point d’étape avant que de nouvelles pages de l’histoire de nos journaux s’écrivent sous la responsabilité de mon ami Fabien Gay, qui a la suite de la décision unanime du Conseil de surveillance a pris ses nouvelles fonctions de directeur et de président du directoire.

La bonne santé relative de l’Humanité ne doit pas conduire à baisser la garde

Les résultats de l’année 2020 pour l’Humanité sont forcément impactés par la pandémie de Covid-19 qui a réduit les ventes chez les marchands de journaux, produit des bouleversements parmi les abonnés et un recul important des recettes publicitaires et événementielles. Ceci a eu de lourdes conséquences sur la situation de notre filiale Comédiance et a engendré une baisse importante du chiffre d’affaire de la Fête de l’Humanité.

Le résultat d’exploitation pour l’année 2020, dans le contexte de la pandémie, est positif à 733.000 €. Le résultat net est positif à 3.134.000 €.

L’année 2021 ne s’annonce pas sans difficultés qu’il faudra affronter et dépasser ces trois mois à venir. Nos efforts doivent porter sur l’amélioration des recettes publicitaire, sur l’amélioration des recettes de ventes de journaux et d’abonnements même si notre diffusion totale est stable et évidemment l’élaboration d’un nouveau projet pour la Fête de l’Humanité.

J’ai déjà exposé dans cette lettre les conditions très difficiles dans lesquelles nous avons tenu la Fête de l‘Humanité cette année. Celle-ci a été tenue et réussie malgré la jauge de participants imposée pour garantir la sécurité sanitaire des participants.

Au regard du contexte dans lequel nous avons dû préparer la Fête, les résultats sont très bons malgré des surcoûts dus au dispositif sanitaire et a la rénovation des infrastructures abimées par les travaux sur le site en prévisions des prochains Jeux Olympiques.

Un contexte difficile pour la presse écrite et l’Humanité

Les coûts de production totaux pour l’année en cours pourraient être stables mais les calculs n’intègrent pas pour l’instant une série de modifications en cours qui risquent de peser lourd sur les économies des journaux, et sur les lecteurs et lectrices, si nous n’arrivions pas à les contenir ou à obtenir des compensations.

En effet les hausses des prix de l’énergie alourdissent les coûts de l’électricité pour l’immeuble, les coûts d’impression avec des augmentations des prix de l’encre, les coûts de transport et de distribution avec la hausse des carburants.

Nous sommes aussi sous la menace d’une augmentation très importante des coûts du papier, voire même de pénuries.

Nous subissons déjà les effets des sérieux coûts de canif portés à la loi Bichet (du 2 avril 1947 sur la distribution de la presse écrite) et au principe de solidarité entre diffuseurs. D’abord les coûts de diffusion des journaux ont augmenté de manière importante du fait de la destruction de la coopérative de distribution Presstalis. Ceci va peser sur l’économie de l’Humanité pour un coût supplémentaire de 319 000 €.

Une nouvelle étape inquiétante est engagée avec l’orientation du gouvernement de ne plus confier la distribution des journaux à La Poste pour la transférer à des sociétés de portage. Ceci aura comme conséquence une lourde augmentation des prix de la distribution des journaux et des inégalités dans la régularité de la distribution sur certaines parties du territoire. Cette décision est extrêmement préjudiciable à la distribution de la presse papier quotidienne au moment où les chaines d’information en continu et les géants du numérique occupent une place démesurée dans la diffusion de l’information, avec tout ce que cela charrie, contre l’information fiable, le débat démocratique et le pluralisme des idées.

Dans ces conditions, il y a urgence à réagir vite et fort pour améliorer nos résultats provisoires. Ce combat nécessite de regagner impérativement une part des recettes publicitaires et de lancer une grande campagne d’abonnements et de souscription populaire à partir notamment de la relance de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche, les 18 et 22 novembre prochains. A ces dates nos journaux vont changer de visage pour être plus efficaces.

L’Humanité au-devant de nouveaux défis

La période nouvelle qui s’ouvre, avec la pression numérique sur les modes de lecture, une guerre sans merci contre les idées et les valeurs progressistes et la promotion des valeurs de droite et d’extrême-droite, nous oblige à repenser, à moderniser, à rendre plus incisif nos journaux et l’ensemble de nos contenus dans le cadre de la bataille idéologique en cours.

C’est un service que nous avons le devoir de rendre à tout le mouvement progressiste, au syndicalisme, à la culture pour tenir la digue des conquêtes révolutionnaires et de la France des Lumières. Nous souhaitons aussi donner encore plus et mieux la parole à celles et ceux qui travaillent, souffrent, créent, agissent dans les quartiers populaires, les villages, les entreprises, et au monde de la création et de la culture.

Le quotidien sera renforcé pour répondre à ces objectifs. L’Humanité Dimanche deviendra, quant à lui, un vrai magazine de fin de semaine, avec des rubriques enrichies, plus de reportages et d’enquêtes, et plus de services utiles et pratiques.

Comme je l’ai écrit, nous pensons relancer nos journaux les 18 et 22 novembre. Puis au cours de l’année 2022 jusqu’en 2023, nous souhaitons travailler une nouvelle stratégie digitale, complémentaire de nos actions pour développer le support papier. En effet, le contexte nous oblige à penser une nouvelle étape de développement d’une presse communiste adaptée à la situation nouvelle. Nous avons besoin d’aller conquérir un nouveau lectorat.

Mener la bataille des idées

La responsabilité de l’Humanité est immense à l’heure où les forces ultraréactionnaires et fascisantes se dotent d’un dispositif médiatique avec l’objectif de prendre leur revanche sur les libérateurs de la fin de la Seconde Guerre mondiale, voire même de tenter de se débarrasser des acquis et conquis sociaux, démocratiques, culturels, laïcs de la Révolution française. Pour y parvenir, elles recherchent et construisent une hégémonie culturelle s’appuyant sur la presse et les médias.

C’est le sens du déploiement de magazines comme Valeurs Actuelles qui n’a pas hésité à investir franchement le combat politique en publiant par exemple les tribunes des généraux, ou semaine après semaine ses dossiers contre les prestations sociales, les jeunes des villes populaires, les immigrés et les musulmans de France.

C’est aussi le sens des investissements réalisés par l’un des capitalistes français les plus puissants dans la télévision, particulièrement dans C-News, cheval de Troie des idées ultraréactionnaires où les débats sont circonscrits entre la droite extrême et l’extrême-droite, et son adossement à Europe 1.

C’est le sens aussi de la création d’une myriade de nouveaux magazines d’extrême-droite et nationalistes.

Une telle offensive, violente et continue, ajoutée au sentiment fort mais diffus que le système capitaliste conduit l’humanité à sa perte, oblige à assurer le développement de l’Humanité et de L’Humanité Dimanche, à gagner pour nos journaux une légitimité nouvelle dans le monde médiatique et dans la société. Ce serait prendre une lourde responsabilité dans l’actuel contexte que de négliger cet enjeu.

Sûrement perfectibles, nos journaux restent des atouts irremplaçables pour aider les militants communistes et progressistes, les militants syndicaux et associatifs, les travailleurs comme les retraités, les actrices et acteurs du monde culturel à disposer d’informations, de repères que l’on ne trouve pas ailleurs et d’un décryptage original des évènements au service des travailleurs et de l’intérêt général humain et environnemental.

Ajoutons que les nouvelles concentrations capitalistiques -comme en témoignent la fusion TF1-M6 ou le rachat du groupe Lagardère par Vivendi-Bolloré afin de fusionner C-News et Europe 1, de prendre en mains le Journal du Dimanche et Paris-Match- visent à la fois la recherche d’une rentabilité augmentée mais aussi une efficacité nouvelle dans le combat idéologique pour les droites.

La pression des grands groupes numériques nord-américains pillant le travail des journalistes et des créateurs, et s’accaparant les ressources publicitaires, visent aussi la recherche de profits toujours plus importants et une sélection des informations uniformisées préservant les intérêts du capital.

La guerre idéologique mondiale menée par les puissances d’argent et leurs mandataires génère ainsi des pressions nouvelles contre le pluralisme de la presse. Il en découle des difficultés grandissantes pour l’ensemble des journaux dont les lecteurs se détournent car ils perdent leur spécificité dans le débat politique. Plus généralement, la destruction progressive du système coopératif de distribution a les effets négatifs graves sur nos finances que je viens d’exposer, auquel s’ajoute la nouvelle diminution de 1.600 du nombre de marchands de journaux.

Avec l’augmentation si importante des coûts de vente chez les marchands de journaux et l’augmentation des coûts postaux et leur basculement vers le portage privé, tout est fait pour étouffer la presse écrite d’informations générales et politiques et empêcher son accès aux familles populaires.

Il faut mesurer l’ampleur des défis. Le chiffre d’affaire de la presse écrite est passé de 10,8 milliards d’euros en 2007 à 6,8 milliards en 2017. Le recul des moyens conduit à une pression sur des journalistes de plus en plus précarisés, et qui s’interrogent de plus en plus sur le sens de leur métier. En un an, le nombre de cartes de presse est passé de 37.392 à 34.132.

Ouvrir une nouvelle période

Pour affronter ce contexte difficile, nous nous sommes attachés à créer un groupe de presse intégrant un quotidien, un magazine, une plateforme numérique, des hors-séries, un pôle évènementiel qui va se développer autour de la Fête de l’Humanité et de la régie publicitaire Comédiance, auxquels s’ajoutent deux revues traitant d’enjeux à dimension anthropologique : celui de l’être humain au travail, avec la revue « TRAVAILLER AU FUTUR » et des enjeux du vivant, au sens large du terme, avec « LA TERRE », relancée et transformée en revue.

Nous avons consolidé notre structure économique en nous désendettant et en créant un Fonds de dotation visant à répondre aux objectifs de recapitalisation inscrits dans l’arrêt du tribunal de commerce, tout en préservant l’indépendance du groupe en empêchant l’arrivée d’investisseurs privés et donc leur prise de contrôle sur l’entreprise.

Cette architecture nouvelle et ces projets nouveaux, dont une partie a été retardée par la pandémie, permettent aujourd’hui de stabiliser le groupe et de le placer dans une position plus confortable pour affronter l’avenir, malgré les embuches qui se dessinent devant nous : une hausse à venir, des coûts du papier, des coûts d’impression, des coûts de transport et de l’électricité, volonté de transférer toute la distribution des abonnés vers le portage.

La pression économique peut donc encore s’amplifier. Il faut y ajouter le pillage des investissements et des recettes publicitaires par les géants du numérique, notamment Google, qui se mettent hors la loi mais mènent, bardés d’avocats, des guérillas judicaires contre les décisions de justice qui leur sont défavorables.

Ces menaces renforcent la nécessité d’impulser un second axe de développement autour d’un pôle événementiel et partenarial.

De ce point de vue, le déplacement de la Fête de l’Humanité qui nous est imposé vers le « Cœur de l’Essonne » doit être l’occasion de repenser la Fête pour la rénover, l’enrichir afin de lui donner un nouvel attrait pour dégager plus de marges pour le groupe. Ce travail déjà entamé va désormais s’accélérer à partir d’une multitude de concertations.

D’autres évènements sont en cours de réflexion visant à poursuivre l’élargissement de notre audience et à engranger des recettes supplémentaires.

Enfin, nous avons à tenir compte des nouveaux modes de lecture pour mieux faire connaître nos titres aux nouvelles générations, gagner parmi elles de nouvelles lectrices et de nouveaux lecteurs à partir d’une nouvelle stratégie digitale, s’appuyant sur des contenus et des modes d’écriture adaptés.

C’est donc une nouvelle phase, une nouvelle période qui devrait s’ouvrir pour le groupe l’Humanité et que rend possible la stabilisation de son économie.

Des conditions nouvelles existent pour affronter cette nouvelle étape. En effet, le rajeunissement et la stabilisation de l’équipe de l’Humanité, de sa direction générale et de sa rédaction, malgré les réductions d’effectif et la dureté des conditions de travail, sont des atouts pour affronter cette nouvelle période. Dévouée, déterminée, travailleuse, compétente, combattante et soudée, cette équipe a toute qualité pour porter loin et haut les couleurs et les belles valeurs du groupe l’Humanité et affronter les temps à venir et à bien des égards difficiles.

Le sens de ma décision

C’est à partir de ces éléments et de la nécessité d’impulser cette nouvelle phase, que j’ai fait connaître mon souhait de me retirer de mes fonctions de président du directoire, de directeur et de directeur de la publication. Je comprends les interrogations que ceci a généré. C’est une décision personnelle et politique. En effet j’assure ces fonctions depuis 21 ans après avoir été durant 18 années, également très intenses, un très proche collaborateur d’André Lajoinie qui a été président du groupe des députés communistes à l’assemblée et l’un des cinq membres du secrétariat du Parti communiste. Durant ces 21 dernières années j’ai aussi exercé activement mon mandat de 10 années -de 2009 à 2019- de député européen. J’ai exercé mes responsabilités avec les équipes de l’Humanité le mieux possible, dans des contextes difficiles, depuis la profonde crise de l’Humanité des années 1998-2000 et tandis que nous subissions les mutations de la presse écrite qui ont durement pesé sur notre travail.

Nous avons dû procéder par trois fois au sauvetage de l’Humanité durant ces 20 années qui ont demandé une énergie de tous les instants.

L’Humanité, utile hier comme demain

En même temps, nous avons mené des batailles importantes et victorieuses. Nous avons restructuré le groupe en avril 2001 en associant, aux côtés des personnalités qualifiées et d’anciens dirigeants de l’Humanité, la société des Amis, la société des lecteurs, la société des personnels, l’association des diffuseurs, parties prenantes du conseil des actionnaires et présents au Conseil de surveillance. La Fête de l’Humanité a été relancée en 2001, alors que celle-ci coïncidait avec les attentats du 11 septembre. Depuis, nous l’avons réinstallée dans le paysage politique, culturel et citoyen.

L’Humanité Dimanche a été relancé en 2005, les marques PIF et Pifou récupérées, nos journaux par trois fois rénovés. La plateforme numérique visitée par 1 millions de personnes chaque mois a été créée, permettant une présence sur les réseaux sociaux rayonnant auprès de 800.000 abonnés concernant Facebook et 300.000 concernant Twitter. Le centenaire de l’Humanité a été un grand moment de popularisation et d’élargissement du cercle de celles et ceux qui se sont engagé à nos côtés.

Des batailles publiques et politiques dont nous avons été les initiateurs et les acteurs ont été couronnées de succès, notamment celle de tarifs postaux spéciaux, la défiscalisation des dons et la création de Presse et Pluralisme, la récente défiscalisation des abonnements même s’il faut aller plus loin, la création d’un Fonds de dotation « L’Humanité en partage » qui va entrer au capital du groupe, le sauvetage de la régie Comédiance ces derniers mois, la création de la filiale « les éditions des futurs » qui porte les revues la Terre et Travailler au Futur.

L’Humanité a mené des batailles marquantes au service du monde du travail, de la création, de la jeunesse et des retraités. Le combat contre la guerre en Irak ; la révélation de l’existence d’un projet de traité constitutionnel européen puis le combat pour gagner un NON majoritaire ; les combats contre la loi « retraites » de M. Fillon, puis celle de ces derniers mois contre le projet présidentiel mis en échec, les révélations puis le décryptage des différentes lois dites « Travail », les engagements de l’Humanité ces derniers mois pour la gratuité des masques, la levée des brevets sur les vaccins et les révélations sur les manœuvres des laboratoires pharmaceutiques, ainsi qu’une multitude de révélations sur des questions sociales qui ont été utiles au mouvement syndical contre les modifications des statuts des cheminots et la mise en concurrence de la SNCF, la privatisation du gaz, très récemment le travail déployé autour du fameux projet Hercule visant à démanteler EDF, ou encore la campagne que nous menons pour faire reconnaître l’action du ministre Ambroise Croizat et lui permettre l’accession au Panthéon. C’est encore une initiative rédactionnelle de l’Humanité dénonçant la volonté du gouvernement de supprimer la référence à la Sécurité sociale dans la Constitution qui a empêché cette décision lourde de sens et ses potentielles conséquences. C’est aussi le combat de l’Humanité aux côtés de la famille de Maurice Audin qui a conduit le président de la République à reconnaître le crime dont il a été l’objet.

L’Humanité a également porté dans l’espace public de grands combats internationaux pour la paix et le désarmement, la solidarité avec les peuples kurde, palestinien, cubain ou bolivien, tout comme ceux pour la libération de Julian Assange et Mumia Abu Jamal, ou encore la grande campagne pour la libération de Lula.

Enfin le désendettement de l’Humanité est très avancé et la reconstitution de son capital sera terminée en décembre prochain.

Le bilan du travail de l’Humanité, dont je ne fais ici que donner quelques exemples, est donc impressionnant et mériterait d’être mieux connu. Jamais elle n’a dévié de sa trajectoire de journal communiste, jaurésien, au service du but affirmé dès le premier jour par Jean Jaurès : « la réalisation de l’humanité ».

Bienvenue et soutien à Fabien Gay

Aujourd’hui doit s’ouvrir un moment nouveau en tenant compte de la situation actuelle et des projets d’avenir. C’est la raison fondamentale pour laquelle je crois de mon devoir politique de créer les conditions de cette impulsion nouvelle. Après plusieurs consultations, j’ai proposé d’acter mon remplacement au poste de président du directoire, de directeur et de directeur de publication par notre ami Fabien Gay membre du Conseil de surveillance de l’Humanité, sénateur et dirigeant du Parti communiste. Fabien connaît très bien l’Humanité. Il a été plusieurs années membre de son comité de direction, directeur de la Fête de l’Humanité et des partenariats. Il a acquis de solides liens avec les mouvements syndicaux et sociaux, avec les forces progressistes et la force communiste, tout en démontrant sa capacité à animer des équipes avec des personnalités fortes et diverses. Il saura gérer l’entreprise dont la situation économique est bien plus saine qu’il y a 20 ans. Son éloquence, sa force de conviction et sa grande capacité d’écoute lui seront utiles au sein de notre groupe dans l’animation du travail quotidien, pour maintenir des liens solides avec l’ensemble de la profession et nos syndicats professionnels.

Il pourra s’appuyer sur une direction solide, sérieuse, professionnelle, dévouée au travail et à notre groupe. Je resterai disponible pour l’accompagner dans ses fonctions autant que de besoin et pour aider à impulser les projets de développement en cours. D’autre part, je reste évidemment disponible pour les équipes et la rédaction et je conserverais la présidence de la filiale « les éditions des futurs » pour développer « La Terre » et « Travailler au Futur », tout en poursuivant l’activité d’édition de livres pour « les éditions de l’Humanité ».

L’Humanité est un trésor que nous lègue le mouvement ouvrier et communiste. Il est ce caillou dérangeant pour le talon de fer du capital, observé, jalousé, et qui à n’en pas douter continuera à faire l’objet de manœuvres pour l’ôter au courant communiste et progressiste.

Nos journaux sont une chance pour nos concitoyens, pour le pays, pour toutes celles et ceux qui réfléchissent, agissent, aspirent enfin à un monde de progrès social, démocratique, écologique. L’Humanité est un combat quotidien que je continuerai à mener d’une toute autre manière, un combat qu’il nous faudra continuer à mener toutes et tous ensembles.

Patrick Le Hyaric

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Changement de directeur à L’Humanité. Explications de Patrick Le Hyaric

le 03 octobre 2021

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