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Une vague rouge pour soutenir les ouvriers de la SAM

Le 1er décembre, entre 6.000 et 8.000 personnes sont venus de toute la France pour dénoncer le renoncement du gouvernement « à relocaliser » l’activité industrielle. Le sous-traitant de Renault a été mis en cessation d’activité le 26 novembre.

Cette vague rouge est venue soutenir l’usine occupée de la SAM, une fonderie spécialisée dans le formage des métaux à Viviez (Aveyron), sur les hauteurs de Decazeville. Ce sont 333 salariés qui ont été mis à la rue comme des malpropres.

La cessation d’activité est « le fruit de la volonté, ici de Renault, de délocaliser ses fournisseurs mais aussi du gouvernement, qui bien qu’actionnaire de cette entreprise automobile nationale, ne maintient pas son soutien au projet de reprise », indique l’intersyndicale CFDT, CFE-CGC, FO, FSU, CGT, Solidaires, Unsa. Donneur d’ordre de la SAM, Renault a refusé de soutenir le projet de reprise du site par l’un de ses ex-patrons, l’industriel Patrick Bellity en ne lui donnant que 5 jours pour remplir son carnet de commandes.

« Chez Renault, le premier actionnaire c’est l’État ! C’est un véritable scandale d’État ce qui se passe ici », a lancé le leader de la CGT, Philippe Martinez. « La SAM c’est un cas d’école : au lieu de soutenir, on a un gouvernement qui accompagne la casse », a déclaré pour sa part Frédéric Sanchez, le secrétaire général de la CGT métallurgie.

Quand on voit les pièces faites à la SAM pour les voitures électriques, les moteurs hybrides… qui représentent plus de 50 % de l'activité du site c’est l’avenir de l'automobile que l’on ferme. C’est inadmissible. « C’est la seule fonderie de France où il reste un bureau d’études », souligne le responsable des métallos CGT.

Des solutions existent

Pour le conseiller régional Pascal Mazet (PCF) « la SAM était, dans le bassin d’emplois sinistré de Decazeville, la dernière entreprise qui tenait debout, et Renault lâche le morceau pour délocaliser ». Mais ni les salariés de la SAM ni la Région Occitanie ne s’avouent vaincus.

De son côté, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord et candidat à la présidentielle a crié sa colère sur l’état de l’industrie. « La France a perdu 2 millions d’emplois industriels en vingt ans. C’est une catastrophe nationale, un crime organisé » a-t-il déclaré. « Mon plan, c’est d’abord un moratoire sur toutes les délocalisations en cours. Car, quand on perd des compétences dans l’automobile, dans l’aéronautique, dans le textile, il faut des années pour les reconquérir » a-t-il poursuivi. « L’État est complice de ce grand déménagement industriel. Il peut et il doit non seulement mettre un garrot sur cette hémorragie mais aussi reconstruire des filières entières » a-t-il conclut.

Fabien Roussel propose, dans son programme, un pacte budgétaire européen de 140 milliards financé par la Banque centrale européenne, qui pourra faire tourner la planche à billets, non plus pour gaver les marchés financiers mais pour ces investissements utiles. Il sera aussi abondé par les ressources nouvelles obtenu des multinationales en faisant participer le capital.

Dominique Gerbault

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Une vague rouge pour soutenir les ouvriers de la SAM

le 05 December 2021

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