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Objectif n° 5 du programme de Fabien Roussel. L’heure de la révolution féministe, pour en finir avec les inégalités, les violences, la société patriarcale

Introduction

Les femmes subissent une triple peine, elles sont les premières à subir les conséquences directes du capitalisme allié au patriarcat : précarité économique, violences sexistes et sexuelles, mise en danger sanitaire. Les droits fondamentaux de tous et toutes doivent pouvoir se réaliser à égalité, ce qui suppose une approche résolument féministe, résolument universelle.

C’est ce qui inspire le projet d’une France des Jours heureux.

Les femmes sont en première ligne, sur le terrain, contre le capitalisme et le patriarcat. Les violences se cumulent avec les haines, le racisme, les LGBTQI-phobies que portent les extrêmes droites et les intégrismes religieux. Massivement, elles prennent la parole pour dénoncer le patriarcat et les violences de genre.

En France, une femme est assassinée tous les trois jours, tuée par son conjoint ou ex-conjoint, en raison de son genre. La société ne doit plus traiter ces meurtres comme des faits divers ou des « crimes passionnels » mais bien comme des féminicides, au même titre que les infanticides et transféminicides.

Les personnes en situation de prostitution, victimes de la traite sexuelle des êtres humains, subissent la violence de l’exploitation de leur corps, entretenue par l’alliance du capitalisme et du patriarcat. Cela touche aussi de plus en plus les mineur·e·s. C’est pourquoi la France sera résolument et activement abolitionniste.

Il est urgent que la société française opère un virage politique global. Le vote d’une loi-cadre, sur le plan répressif comme préventif, accompagnée d’une hausse considérable des moyens publics alloués à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, permettra d'apporter une réponse à la hauteur pour les endiguer.

La question de la santé publique s’intègre également à l’objectif de la transition écologique. Les femmes et les plus précaires sont les premières victimes des politiques capitalistes polluantes, de la dégradation de notre environnement et de nos rapports sociaux. Combien de femmes, dans le cadre de leur travail précaire, souffrent de maladies dues à l’exposition à des produits toxiques pour la planète, pour leur santé et pour celle de l’ensemble de la population ? Combien de femmes souffrent et meurent du mépris des grands groupes de laboratoires pharmaceutiques et d’une médecine centrée sur les hommes ?

Les révolutions sociale, écologique, féministe se mèneront en complémentarité.

La casse des services publics et le démantèlement des solidarités héritées du Conseil national de la Résistance, notamment les retraites et la Sécurité sociale, aggravent encore la situation économique des femmes. Appauvries et affaiblies, elles sont encore plus vulnérables face aux violences et à la précarité. Pourtant, la crise sanitaire a révélé au grand jour le rôle primordial des femmes, premières de corvée dans les secteurs les plus indispensables à la société comme à la maison.

Alors que les femmes représentent plus de la moitié de l’humanité et plus de 48,2 % de la population active, les inégalités femmes-hommes persistent dans l’accès à l’emploi, la rémunération, le déroulement de carrières, la retraite.

Les femmes sont les premières touchées par la précarité, le temps partiel imposé, le chômage. Le Haut-Conseil à l’égalité rappelle que les femmes représentent 70 % des travailleurs pauvres. Les maladies professionnelles, les accidents du travail et de trajet sont en forte augmentation chez elles, en particulier dans des secteurs à forte précarité comme la santé ou le nettoyage, où les accidents du travail ont augmenté de 81 % depuis 2001.

Cette précarité contribue à faire perdurer dans la société toutes les formes d’inégalité de salaires et, en conséquence, de retraites ainsi que d’exploitation et d’utilisation du corps des femmes, sous toutes les formes. S’il a fallu attendre la loi de 1946, dite « Croizat », du nom du ministre communiste, pour que cesse l’abattement sur les salaires des femmes, les inégalités n’ont pas cessé pour autant.

Le dernier rapport du Haut-Conseil à l’égalité, publié en novembre 2021, révèle que 82 % des femmes sondées estiment qu’elles sont régulièrement confrontées à des décisions sexistes dans le monde du travail. Ainsi, il paraît encore aujourd’hui plus facile de faire carrière pour un homme : 88 % des femmes l’affirment, et plus de la moitié des hommes (54 %).

Ces différences de traitement si bien perçues concernent principalement les augmentations salariales, les primes et les promotions. La majorité des femmes (52 %) jugent avoir été confrontées à des discriminations professionnelles liées au sexe : 37 % estiment ne pas avoir été augmentées ou primées et 31 % ne pas avoir été promues. Par comparaison, les proportions observées chez les hommes sont bien moindres (respectivement 14 % et 13 %).

Les injustices et inégalités perdurent également au niveau du globe. La solidarité internationale doit vivre également au travers des luttes pour l’égalité femmes-hommes. Elle doit se manifester avec les femmes polonaises en lutte pour le droit à l’avortement... Avec les femmes afghanes qui subissent le retour des talibans... Avec les jeunes filles victimes de mutilations génitales partout dans le monde... Avec les femmes qui luttent contre le viol comme arme de guerre, pour protéger les jeunes filles enlevées à des fins d’esclavage sexuel par les intégristes, et tant d’autres encore.

La jeune génération est sur le front de nouvelles conquêtes. L’impatience de ce changement profond s’exprime partout.

C’est pourquoi sans révolution féministe, il n’existera pas de transformation réelle et profonde de la société.

75 - Il sera créé un ministère des Droits des femmes de plein droit

Celui-ci disposera d’un budget dédié et d’une administration consacrée, dans le cadre d’une politique ambitieuse et globale de lutte contre les violences faites aux femmes et de construction de l’égalité des droits.

Un milliard sera affecté à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes.

Une loi-cadre sera déposée au Parlement pour combattre les violences conjugales et intrafamiliales.

76 - L’égalité salariale sera effective dans les six premiers mois de la mandature dans la fonction publique

Les entreprises disposeront d’un an pour la mettre en œuvre, faute de quoi un administrateur judiciaire le fera à la place de l’employeur. Il sera mis un terme aux temps partiels, et les retraites seront augmentées.

La méthode « CLERC », contre les discriminations existantes dans l’évolution des carrières et les différences de promotion entre les femmes et les hommes, sera systématisée.

L’égalité du déroulement de carrière dans les entreprises deviendra une obligation.

77 - Le droit à l’IVG sera inscrit dans la Constitution comme droit fondamental, avec moyens associés

L’accès libre et gratuit à la contraception, sous toutes ses formes et sur tout le territoire, sera garanti. Sur le délai de recours à l’IVG, comme le recommande le Planning familial, la France s’alignera avec les pays européens les plus progressistes, en vertu de la « clause de l’Européenne la plus favorisée ».

Les femmes ne pourront se voir refuser d’exercer leur droit de façon égale sur l’ensemble du territoire par des délais d’accès à l’IVG qui les en empêcheraient.

78 - Les moyens nécessaires seront affectés à l’application de la loi pour l’abolition de la prostitution

Cela inclura le financement des parcours de sortie, l’hébergement d’urgence, une allocation mensuelle et la régularisation des personnes en situation dite irrégulière.

Un volet spécifique, portant sur la lutte contre la prostitution des mineur·e·s, accompagnera ces dispositions, adossé à la politique de protection de l’enfance (proposition 103).

79 - La gratuité des protections hygiéniques, parce qu’il s’agit de produits de première nécessité, sera assurée, comme la lutte contre la précarité menstruelle

La puissance publique veillera à ce que soient installés des distributeurs de protections hygiéniques dans tous les lieux et établissements publics.

80 - Des moyens seront dégagés pour le service public hospitalier, afin que soit étendue à tout le territoire l’aide à la parentalité dans le retour à la maison après l’accouchement

Les maternités de proximité seront rouvertes, et un plan de lutte contre les violences gynécologiques et obstétricales sera adopté.

Le congé maternité sera protégé. Les deux parents se verront garantir un congé parental s’alignant sur la durée actuelle du congé maternité.

81 - Un plan national sera mis en place pour la formation médico-sociale des professionnel·le·s de santé sur les maladies et symptômes spécifiques des femmes

Il permettra de lutter contre la médecine centrée sur les hommes. La nouvelle majorité progressiste suivra en ce sens les recommandations du rapport de la Haute-Autorité de santé, en date du 14 décembre 2020, stipulant qu’« une prise de conscience de l’influence du genre et des stéréotypes à l’œuvre dans les pratiques professionnelles et dans les pratiques de formation [permette] de renouveler les analyses, et d’améliorer la prise en charge et l’accompagnement des personnes ».

Les femmes meurent, en effet, davantage suite à des infarctus car leurs symptômes, différents de ceux des hommes, sont considérés comme « atypiques », ce qui conduit à ce qu’elles ne soient pas prises en charge correctement.

82 - Toutes les victimes et co-victimes de violences sexuelles et conjugales pourront accéder, immédiatement et gratuitement, aux soins en psycho-traumatologie dans le cadre d’une prise en charge de la Sécurité sociale

Chaque département sera, pour cela, doté d’un centre de psycho-traumatologie avec un accueil médico-judiciaire et un centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) pour accueillir les victimes et leurs enfants.

83 - Des lieux d’accueil et de conseil des victimes et co-victimes de violences conjugales et sexuelles seront ouverts à l’échelle des communes, des agglomérations ou des départements

Ils permettront aux victimes de connaître leurs droits, d’être conseillées et orientées, de bénéficier de soutiens psychologiques.

84 - La nouvelle majorité politique veillera à ce que les droits des victimes progressent dans notre pays

Les crimes sexistes et sexuels relèveront d’une cour d’assises, et non d’un tribunal correctionnel.

85 - Une peine d’inéligibilité devra être requise par les parquets contre les élu·e·s convaincu·e·s de violences sexistes et/ou sexuelles

Comme pour l’incitation à la haine raciale ou les malversations financières, nul ne devra pouvoir se présenter au suffrage universel et exercer un mandat public s’il a bafoué les principes inscrits dans la Constitution et dans la loi.

86 - Un plan d’action contre les stéréotypes de genre, depuis la crèche jusqu’à l’enseignement supérieur et professionnel, permettra de combattre les inégalités de genre dans la réussite scolaire

La construction d’un environnement, d’activités et de jeux mixtes sera favorisée. Le plan inclura la formation systématique des professionnel·le·s de la petite enfance, scolaire et péri-scolaire, à l’égalité de sexe et de genre.

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