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Le billet d’Yvon Huet. Tenir jusqu’au 10 avril… pour construire une nouvelle gauche, c’est possible

Le dernier sondage donne 5 % à Fabien Roussel. Ce résultat est donc très encourageant. Mais il ne faut pas se leurrer. C'est le résultat d'un mouvement positif mais c'est aussi  le constat de l'énorme effort qu'il faut encore faire jusqu'au dernier jour pour empêcher que la manie du vote utile qui nous a été si inutile ne fasse tout recommencer à zéro.

C'est pour cela qu'il faut insister et les militants le savent, ceux qui, sur les marchés, dans les entreprises et autour d'eux, avec leurs proches, répandent non pas « la bonne parole du maître », mais la nécessité de prendre en mains son destin à travers le vote Fabien Roussel. Au début de la campagne, on n'aurait pas parié un grain de sel sur l'émergence de son discours.

La délégation de pouvoir est un des travers des formes de démocratie instaurées dans le monde. C'est ce qui les rend si fragiles. On a vu ce que cela a donné en Hongrie, en Turquie, au Brésil et dans bien des endroits, et même en Russie, où le Président est élu comme ailleurs, avec les ravages que l'on sait.

Le vote pour un président ne protège pas contre les dictatures et les régimes autoritaires, surtout quand, dans notre pays dit « des droits de l'homme », les médias offrent une parole quotidienne aux admirateurs de la France pétainiste sans que cela semble choquer une certaine élite intellectuelle, sans que cela choque des élus comme François Bayrou qui se sont sentis « obligés » de sauver la mise à la peste brune. A ce demander si tous ces gens n'ont pas besoin de l'extrême droite pour se faire mousser.

Ce que propose Fabien Roussel, c'est que le peuple, avec ses syndicats, ses associations et dans le cadre d'un débat permanent, tant dans le contenu des réformes à faire que dans leur rythme, prenne à bras le corps les conditions du changement dont le pays a besoin. Ce n'est pas rien. C'est tout le contraire de la démarche de l'autre gauche.

Est-ce à dire que tout est perdu pour l'union des forces progressistes ? Bien au contraire. C'est de cette démarche là que peut sortir quelque chose de dynamique et pérenne dans les relations entre la gauche et les citoyens de notre pays. Vu les mauvaises habitudes qui ont été prises, cela ne viendra ni facilement ni comme une lettre à la poste. Mais ce sera en soi une révolution, vraiment citoyenne, et non pas un slogan publicitaire pour se faire plaisir. Pour cela, il ne faudra pas craquer au moindre souffle de résistance de la finance.

Qu'on se le dise, les Jours Heureux, ça ne se donnera pas par le fait du prince de l'Élysée, quel qu'il soit. La solution sera dans le soutien que le nouveau président aura (ou non) pour créer les conditions d'une démocratie politique et sociale digne de ce nom. En cela, le vote Fabien Roussel sera la garantie de la meilleure chance du changement dont les citoyens, particulièrement les plus exploités ou recalés, ont un urgent besoin.

Yvon Huet

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Le billet d’Yvon Huet. Tenir jusqu’au 10 avril… pour construire une nouvelle gauche, c’est possible

le 07 mars 2022

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