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L’esprit de Résistance

Les Jours heureux d'hier sont en passe de revenir aujourd'hui.

Il y a 79 ans, communistes, gaullistes, démocrates-chrétiens, socialistes, radicaux, syndicalistes… allaient s’entendre pour battre l’ennemi par les armes et créer le Conseil National de la Résistance. Le CNR allait developper un programme dénommé « Les Jours heureux ». Il s'agissait de fonder une France nouvelle pour faire reculer la misère, la peur du lendemain et le chômage ferment du fascisme. Cette fragile lumière dans la nuit noire de l’occupation nazie et du régime de Vichy représentait une immense victoire contre le fatalisme.

« Les Jours heureux » ont été adopté à l’unanimité le 15 mars 1944 et appliqué par le premier gouvernement à l’issue de la Libération. Ce programme allait ouvrir la voie à trois décennies de prospérité durant lesquelles le mouvement social a su imposer de nombreuses conquêtes sociales supplémentaires et contribuer à bâtir une société faite pour l'humain.

Un véritable filet de protection sociale, un choix de société

Ce programme comprenait la nationalisation des industries pour rétablir l’indépendance politique et économique de la nation. En décembre 1945, la Banque de France, les grandes banques de crédit ainsi que les compagnies d'assurance ont été nationalisées. Il en est de même pour les industries du gaz, de l’électricité nationalisées en avril 1946 sous la houlette du ministre communiste Marcel Paul. Les privatisations lancées par les gouvernements successifs ont depuis largement entamé cette volonté initiale du CNR de rendre accessible à tous ces biens communs.

Ce programme a impulsé, comme le précise le CNR : « le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie ». Il a permis aux salariés d'avoir un regard de plein droit sur la marche des entreprises. Ce droit a été fortement remis en cause, notamment par la loi travail de janvier 2020.

Votée en 1946, la « fonction publique » avait pour objectif de protéger le travailleur. Là encore, les agents de la fonction publique et le principe même de service public ont été largement attaqués depuis, avec notamment la Révision générale des politiques publiques (RGPP), en 2007, puis en 2012 la MAP (modernisation de l’action publique). Tout cela conduit à la dégradation des missions des fonctionnaires et ses conséquences sur le service rendu au public.

La protection sociale a été un des grands enjeux du CNR avec un plan complet de sécurité sociale mis en place par le ministre communiste Ambroise Croizat pour assurer à tous les citoyens des moyens d’existence avec la santé et la retraite. « Chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins », telle était la maxime emprunté à Karl Marx.Tout cela est remis en cause aujourd'hui avec les attaques frontales contre le financement de la sécurité sociale et contre la retraites par répartition aboutissant à l'allongement de la durée de vie au travail voulu par les gouvernements libéraux.

Les prestations familiales, dont le dispositif a été voté à la sortie de la guerre, en août 1946 avec la volonté d’« instituer la modulation du montant des allocations familiales en fonction des ressources du ménage ou de la personne qui a la charge des enfants » reste jusqu’à ce jour un des fondements de la solidarité nationale.

Avec la NUPES de nouveaux jours heureux !

Aujourd'hui, les communistes, les socialiste, les écologistes et les insoumis se sont rassemblés pour créer dans la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale un programme ambitieux pour gommer les saccages du libéralisme fait à la société française. Aujourd'hui, la France est très riche. Richesse construite par le travail. Cette richesse est volée par une poignée d'individus qui règnent sans partage. Ces milliards doivent revenir au développement de la société, c'est ce que propose le programme de la NUPES.

Dans notre société où le triomphe de l’individualisme mais aussi l’horizon bouché par le libéralisme et l’urgence écologique écrasent tant de personnes dans le désespoir, le courage et l’ambition collective du CNR, comme de la NUPES rappellent qu’il n’y a jamais de fatalité.

Alors que l’extrême droite a atteint 42 % des voix à la présidentielle, la battre dans les urnes mais surtout dans les consciences suppose un nouveau grand élan de progrès social, de même que mettre la politique ultralibérale représentée par Macron hors d'état de nuire. Ce sont les enjeux de la bataille qui se mène à l’occasion des législatives des 12 et 19 juin. Ce sont aussi ceux des combats qui agitent le monde du travail et convergent sur les questions de salaires, de qualité de vie et de dignité.

Il y a grand besoin d’ouvrir pour tous ceux qui font la France d’aujourd’hui, une perspective de changement heureux.

Dominique Gerbault

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