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EDF. L'État chef d'entreprise privée

L'État n'a nullement l'intention de renationaliser EDF, il lance une offre publique d’achat (OPA) à 9,7 milliards pour devenir actionnaire majoritaire d’EDF.

EDF restera une entreprise privée avec comme unique actionnaire l'État, c'est l'État, donc le contribuable, qui payera les dettes de l'entreprise. Dans son discours de politique générale le 6 juillet, la Première ministre, Élisabeth Borne, n’a d'ailleurs jamais prononcé le mot de renationalisation.

La première ministre a bien précisée que cette décision permettrait de sortir l’entreprise de ses difficultés économiques et industrielles. La CGT n’hésite pas à parler de « manipulation publique qui détourne l’attention et ne se complète d’aucun élément permettant de penser que ce gouvernement agirait dans l’intérêt général ».

Un État actionnaire à 100 %

Cette OPA n’entraîne pas de changement de statut juridique de l’entreprise. L’État sera donc bien un « État actionnaire » de la Société anonyme alors qu'il aurait fallu un « État Stratège », un Epic 100 % public.

Le projet Hercule que les syndicats ont jusqu’à présent mis en échec, pourrait refaire surface et se traduire par une scission du groupe en trois entités. Une entreprise publique (EDF bleu) chapeauterait les centrales nucléaires et le réseau de transport. Une autre (EDF vert) réunirait les activités commerciales, la distribution d’électricité et les énergies renouvelables. Elle serait cotée en Bourse, permettant d’attirer des investisseurs pour développer l’éolien et le solaire. Une troisième entité (EDF azur) pourrait enfin coiffer les barrages hydroélectriques.

Pour résumer, on nationalise les pertes et on privatise les bénéfices. Depuis l’ouverture du marché de l’énergie, plus de 70 milliards ont été reversés en dividendes. De quoi largement combler la dette.

Et pourquoi pas faire comme l’Espagne ou le Portugal qui ont décidé de déroger au dogme du marché européen, pour fixer les tarifs. Ce n’est visiblement pas le chemin emprunté par le gouvernement, dont le projet ne comprend pas de mesures pérennes pour les usagers. détruire EDF, c’est le projet de départ de Macron.

Dominique Gerbault

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EDF. L'État chef d'entreprise privée

le 31 juillet 2022

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