Fédération des Pyrénées-Orientales

Fédération des Pyrénées-Orientales
Accueil
 
 
 
 

Accès aux soins. Inégalités insupportables et des solutions !!!

Les patients ne peuvent plus se soigner par manque de médecins. Déclarer un médecin traitant auprès de la sécurité sociale est obligatoire ne serait-ce que pour décrocher un rendez-vous chez un spécialiste sinon le seul recours est de se rendre aux urgences. Mais là par saturation les usagers sont désormais triés. Une fatalité ?

Il convient de désigner les responsabilités notamment les entraves à la formation avec les quotas instaurés dans les universités de médecine même si l'État vient de supprimer le numerus clausus, il faut 7 ans pour former un médecin dont 3 en internat dans un hôpital. Cela explique en grande partie la pénurie. Pour pallier à ce manque de profession médicale le gouvernement veut imposer aux futurs médecins d'effectuer une quatrième année afin de réduire les déserts médicaux.

L’Intersyndicale nationale des internes (Isni) y voit une « injustice » et « s’oppose formellement » à cette mesure « coercitive », dont elle n’attend « aucune solution aux problèmes d’accès aux soins ». Il déplore une réforme « menée sans concertation » et prédit qu’elle « court au désastre ».

L’Association des maires ruraux de France (AMRF) alerte dans une étude menée en 2020 et 2021 sur l’ampleur du phénomène qui s’accentue. « Dans l’Hexagone, 6 millions de Français vivent à plus d’une demi-heure d’un service d’urgence, 10 millions de personnes bénéficient d’une qualité de soins inférieure à la moyenne nationale. Le pays affiche une moyenne d’à peine 0,83 médecin généraliste pour 1.000 habitants. Pour atteindre l’objectif a minima d’un praticien pour un millier de personnes, plus de 6.000 recrutements sont nécessaires. »

Même si les quartiers populaires sont déficitaires, ce sont les zones rurales qui sont le plus les plus mal loties. « Ainsi un généraliste couvre-t-il une zone en moyenne 6 fois plus étendue en campagne (30 km²) qu’en ville (5 km²). »

Des médecins salariés

La Région Occitanie a décidé de réagir, en particulier dans les déserts médicaux, avec le recrutement de 200 médecins, infirmiers et sages femmes salariés avec la création de centres de santé.

Les centres de santé consistent à ouvrir à la population des centres de soins de proximité. Vincent Bounes vice-président de la Région Occitanie en charge de la santé explique qu'il s’agit de « cabinets de médecine général ». Grâce au travail coordonnée par la municipalité d'Elne et le Conseil départemental des Pyrénées-Orientales un premier centre de santé a été ouvert sur la commune d'Elne. La Région, à son tour en a ouvert un en Ariège, un autre dans le Tarn, puis à Millas, d'autres suivront. Le projet régional est d'ouvrir un centre de santé par mois, avec au minimum 3 médecins.

« Ce qui coûte cher, c'est de les ouvrir, c'est de l'investissement, au bout de trois ans en moyenne, ils s’autofinancent tout seuls. Un centre de santé se crée en effet avec des fonds de la Région, mais aussi de communes partenaires, ou de départements, d’intercommunalités (...). Ensuite le principal financeur c’est la Sécurité sociale, au travers des actes générés par les soins » précise Vincent Bounes. Il ajoute que « c'est un véritable service public de la santé, ce dispositif salarie les médecins ».

Dans ces centres de santé équipées en matériel médical, les blouses blanches signent un contrat de travail de 35 h par semaine. Le temps partiel est possible. Les médecins sont libérés des tâches administratives, assurées par l’employeur, avec l’Agence régionale de santé (ARS). Un secrétariat médical est à leur disposition.

Les médecins travaillent du coup dans une ambiance paisible et se sentent soutenus par toute une administration qui les aide à bien soigner les gens.

Dominique Gerbault

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.

 

Accès aux soins. Inégalités insupportables et des solutions !!!

le 09 octobre 2022

A voir aussi



 
44 Avenue de Prades 66000 Perpignan Tél: 04.68.35.63.64