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Le billet d’Yvon Huet. L’extrême droite, non merci

La remise de la légion d'honneur au fondateur de Zakhor par les Klarsfeld en présence du maire RN de Perpignan est un de ses pas de plus vers une banalisation rampante de l'extrême droite en France. C'est extrêmement choquant même si nous n'oublions pas le combat courageux qu'ils ont mené pour confondre les nazis dans le monde entier.

Cette mauvaise « blague » n'est pas une exception et, dans toute l'Europe, les révisionnistes de la Shoah ont su habilement s'adapter en créant un nouveau bouc émissaire, « l’arabe » et en valorisant la triomphante occupation militaire d'Israel (qui a aussi des ministres d'extrême droite au gouvernement) qui bafoue systématiquement le droit international. Les chemises brunes sévissent partout, y compris en Grèce où le ministre de la Santé est un sympathisant de la sinistre organisation d'Aube Dorée, ouvertement nazie, dont le sport favori est de tuer des syndicalistes et de jeunes étudiants politiquement engagés à gauche. Résultat, partout en Europe -jusqu'en Russie où la caricature Poutine fait exploser les compteurs du supportable-, le nationalisme s'incruste dans les consciences et construit une multitude de murs entre les peuples et les communauté au point de banaliser les guerres fratricides entre peuples qui, en fait, sont très cousins de culture.

L'extrême droite européenne, qu'elle soit religieuse ou non, prend souvent l'aspect d'un chaperon rouge. La plaie de l'imposture s'ouvre d'autant plus facilement que la crise du capitalisme atteint des sommets et favorise la mise en place de régimes musclés, voire chez nous provoque, via le ministre de l'intérieur, une accélération de la mise en place de lois liberticides, à se demander si demain Marine Le Pen n'aura pas besoin de changer les lois pour essayer de liquider syndicats, partis politiques et associations progressistes.

Cette tendance lourde est certes difficile à supporter pour celles et ceux qui n'ont pas la mémoire courte. Il ne faut donc pas cesser de la raviver comme le font la LDH et bien d'autres organisations. Raison de plus de se battre tout à la fois contre l'antisémitisme, le racisme et la xénophobie qui a pour but de diviser les citoyens et remet en cause les principes de notre République laïque et universaliste.

En ce sens, l'union de toutes les forces politiques, syndicales et associatives qui se fait contre la présence à Perpignan d'une place Pierre Sergent, tortionnaire de l'OAS, est un bon signe.

Yvon Huet

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Le billet d’Yvon Huet. L’extrême droite, non merci

le 17 octobre 2022

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