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Espagne. Pédro Sanchez réélu à la tête du gouvernement

Les Espagnols évitent de justesse le retour de la droite flanquée cette fois d'une extrême-droite franquiste qui ambitionnaient le pouvoir.

Après deux jours de débats, intenses et houleux, aux Cortès, le socialiste Pédro Sanchez a été investi président du gouvernement par les Cortès (le Parlement espagnol) en recueillant 179 voix contre 171. Il est réélu avec le soutien de huit formations politiques : PSOE, Sumar, PNV, EH Bildu, ERC, Junts, BNG et Coalition canarias(*).

Les différentes formations ayant pactisé avec le PSOE, ont toutes apporté leur soutien à Pédro Sanchez. Les indépendantistes Basque de EH Bildu ont prévenu que c'était eux qui empêchaient que le bloc réactionnaire arrive au pouvoir. Ceux de la Junt catalane veilleront à ce que soient tenues les promesses, notamment l'amnistie des indépendantistes Catalan et le retour au pays de Carles Puigdemont. Podemos veut un gouvernement qui permette de visibiliser ce bloc démocratique et plurinational ou tous les partis sont nécessaires.

Un bloc démocratique pour imposer des mesures sociales

Yolanda Diaz pour Sumar (coalition avec les communistes) a déclaré que « cette législature sera celle du droit au futur, parce qu’un jeune qui ne peut se loger a droit à un futur, mais aussi un couple de retraité qui voit son pouvoir d’achat diminuer, cette législature sera celle de la réduction de la journée de travail sans perte de salaire, on veut plus de temps pour vivre et pour être heureux. La démocratie est l’œuvre des travailleurs par leurs luttes, leurs sacrifices et leur immense amour pour la liberté, nous allons construire la majorité des droits et du dialogue face à la minorité de l’incertitude et de la peur ».

Mais les déclarations et les soutiens à Pedro Sanchez ne doivent pas cacher les interventions haineuses de la droite et extrême droite, notamment le leader de Vox (extrême-droite) qui déclarait que « Hitler aussi était arrivé au pouvoir par les urnes… », évoquant même un coup d’État de Sanchez. Quant à Alberto Feijoo, le président du Parti populaire, il accusait Pedro Sanchez de « corruption politique pour avoir acheté avec des chèques les votes dont il a besoin pour son investiture ».

La gauche va entamer ce mandat avec de nouveaux défis et devoir affronter une droite revancharde flanquée d’une extrême droite toujours plus virulente. Cela promet d'être sportif pour ce nouveau gouvernement.

Dominique Gerbault

(*) PSOE (Parti socialiste), Sumar (coalition avec les communistes, PNV (parti nationaliste basque), EH Bildu (indépendantistes basques), ERC (la gauche républicaine de Catalogne), Junts (indépendantistes catalans), BNG (le bloc nationaliste galicien) et Coalition canarias (nationalistes de centre droit)

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Espagne. Pédro Sanchez réélu à la tête du gouvernement

le 19 novembre 2023

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